Affaire Hafi : Pour éviter l'autodestruction de la CRC, le parti doit déclarer un désistement avant le 22 octobre. Mon engagement à vos côtés n'a jama
Affaire Crc - Salim Hafi : Plaidoyer pour le désistement d’instance !
Pour éviter l'autodestruction de la Crc, le parti doit déclarer un désistement d'instance avant le 22 octobre, et exiger que Youssouf Mohamed Bélou et la trésorière Najda Saïd Abdallah poursuivent cette action strictement en leurs noms propres.
Lettre ouverte à Son Excellence Azali Assoumani, Président de l’Union des Comores et Fondateur de la Convention pour le Renouveau des Comores (CRC)
Objet : Urgence politique et juridique — Plaidoyer pour le désistement d’instance de la CRC avant le 22 octobre
Excellence, Monsieur le Président,
C’est en ma qualité d'Azaliste de la première heure, convaincu de la pertinence de votre vision pour l'émergence de notre nation, que je prends la responsabilité de vous adresser cette lettre.
Mon engagement à vos côtés n'a jamais failli, et c’est précisément cette loyauté historique qui m'impose aujourd'hui de rompre le silence face au piège mortel qui guette notre grand parti.
L’audience du jeudi 24 septembre 2026 au tribunal de Moroni a exposé une fragilité managériale et stratégique inédite au sein de la CRC.
En portant plainte pour diffamation au nom de notre institution contre le membre fondateur Mahamoud Salim Hafi, la direction administrative actuelle s’est enfermée dans une impasse. L'exception soulevée par la défense, mettant en lumière l'expiration du mandat du Secrétaire Général Youssouf Mohamed Ali Bélou, place le parti au bord du gouffre.
Monsieur le Président, si rien n'est fait avant le délibéré du 22 octobre, nous courons à l'autodestruction. C’est pourquoi je formule une proposition de salubrité politique :
La CRC doit impérativement déclarer un désistement d'instance avant cette date, et exiger que Youssouf Mohamed Bélou et la trésorière Najda Saïd Abdallah poursuivent cette action strictement en leurs noms propres.
Ce retrait stratégique de la personne morale de la CRC s'appuie sur une certitude partagée par de nombreux cadres lucides :
D'une part, lorsqu'Exim Bank affirme qu'aucun compte n'existe au nom du parti, elle répond sur un plan strictement littéral. Il n’y a pas de ligne informatique affichant "Titulaire : Parti CRC".
D'autre part, très probablent Salim Hafi n’a pas inventé ces colossaux mouvements de fonds. L’existence de circuits indirects, qu'il s'agisse de comptes miroirs temporaires, de prête-noms ou de structures écrans logées au sein de l'institution financière, est une réalité technique que tout audit de la Banque Centrale ou du Service de Renseignement Financier (SRF) finira par mettre au jour.
Si la CRC maintient sa plainte, l'expertise judiciaire qui en découlera ne se limitera pas aux apparences. Elle fouillera les serveurs de la période 2023-2025.
Le déballage public d’une quelconque société écran ou de comptes intermédiaires gérés par des cadres sonnerait l’enterrement définitif de notre parti et entacherait gravement l'héritage de votre gouvernance.
En retirant la CRC de la procédure, nous érigeons une frontière étanche entre l'institution politique et les responsabilités individuelles. Si diffamation il y a, c’est à Monsieur Bélou, en son nom propre et en tant que citoyen, de laver son honneur devant les tribunaux, sans prendre en otage l'appareil du parti ni vos fonctions régaliennes de chef de l'État.
Le désistement d'instance n'est pas un aveu de faiblesse, c’est un acte de protection indispensable pour préserver la CRC. Il est temps de désamorcer cette bombe à retardement, de laisser les individus s'expliquer en leur nom, et de concentrer nos forces sur la convocation d'un congrès national légitime, capable de renouveler nos instances sur des bases saines et de réaffirmer les idéaux azalistes des premières heures.
Je vous prie d'agréer, Excellence, Monsieur le Président, l'expression de ma haute considération et de mon dévouement indéfectible à la patrie.
HAMADI Abdou Mrimdu,
Un Azaliste de la première heure

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