Anjouan : APPEL À LA RÉSISTANCE FACE AU RACKET D’ÉTAT

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Anjouan : APPEL À LA RÉSISTANCE FACE AU RACKET D’ÉTAT. Lorsqu'elle trouve la force, d’une voix tremblante mais juste, de demander : « Où sont les preu

Anjouan : APPEL À LA RÉSISTANCE FACE AU RACKET D’ÉTAT


Anjouanaises, Anjouanais, Peuple de l’honneur bafoué,

Anjouan : APPEL À LA RÉSISTANCE FACE AU RACKET D’ÉTAT

L’heure n’est plus aux lamentations feutrées, elle est au rugissement des consciences. Ce qui se joue aujourd'hui dans les ruelles de nos cités et dans l’ombre sinistre de la gendarmerie de Hombo n’est pas une simple dérive autoritaire : c’est une descente aux enfers morale.

Le régime d’Azali, après avoir dévoré la substance même de l’État, se comporte désormais comme un prédateur affamé qui, ne trouvant plus de relief à la table des puissants, vient arracher le pain de la bouche des modestes anjouanais. Le RACKET MAFIEUX est devenu l’ultime politique publique d’Azali et son clan aux abois.

Voyez l’insatiable audace du crime ! Non contents d'avoir vidé les caisses de l’État, siphonné les comptes publics et dilapidé les financements étrangers destinés au développement, ils s'attaquent désormais au sanctuaire de nos foyers. Ils enlèvent nos mères, nos filles, nos sœurs. Pourquoi ? Pour faire de la chair de notre chair une monnaie d’échange. Séquestrer une femme jusqu'au cœur de la nuit, la harceler sans l’ombre d’un dossier juridique, sans mandat, ni la moindre preuve de transaction occulte... ce n’est pas de la justice : c’est de la piraterie domestique, une profanation de nos valeurs les plus sacrées.

Imaginez cette scène d'un cynisme absolu, car elle se joue au moment même où je vous parle, dans l'ombre étouffante de la gendarmerie de Hombo. Une mère de famille, une sœur, une citoyenne digne, est là, seule, brisée par des heures d'une pression psychologique inhumaine, le visage marqué par l’angoisse d’une journée qui s’étire comme un calvaire sans fin. Face à elle, trois émissaires dépêchés de Moroni, tels des juges d'une inquisition moderne, la toisent avec une froideur clinique, savourant leur pouvoir comme on savoure un crime.

Lorsqu'elle trouve la force, d’une voix tremblante mais juste, de demander : « Où sont les preuves ? Pourquoi me retenez-vous ? », le masque de la légalité tombe pour laisser place à la laideur du tyran.

L’un des sbires se penche alors, l’œil injecté de mépris, et lâche cette sentence qui devrait faire vibrer chaque pierre de notre île : « Ah bon ? C’est à toi de poser des questions maintenant ? Tu n’as aucun droit ici. Tu n’as rien à demander. C'est moi qui commande, je suis Mgazidja, et cela doit te suffire comme preuve ! »

Quelle pathologie politique profonde faut-il pour oser invoquer son origine comme un titre de propriété sur la liberté d’autrui ? Entendre un dépositaire de la force publique hurler sa prétendue supériorité ethnique pour justifier une extorsion de fonds est le stade ultime de la déchéance d’un régime. Ce n’est plus de la gendarmerie, c’est un tribunal de caste. Ce n’est plus un interrogatoire, c’est une séance d’écrasement moral où l’on tente de briser l’âme anjouanaise en lui signifiant qu'elle ne possède plus le droit à la parole sur son propre sol.

Ils utilisent le matricule pour le racket et l'uniforme pour l'humiliation. Ils croient que leur « supériorité » autoproclamée est un bouclier, mais elle n'est que l'aveu de leur faiblesse : celui qui possède la vérité n'a pas besoin d'insulter la dignité de celui qu'il interroge.

Ils misent sur votre syncope, ils parient sur votre effroi. Ils exigent des millions de francs comoriens en échange de la liberté d’un proche, transformant la gendarmerie de Hombo en un sinistre comptoir de rançonnage.

Souvenez-vous : un régime qui enterre les vivants n'aura aucun scrupule à affamer les survivants.

À vous, mes frères de sang et d’âme,

Ne vous méprenez pas sur le silence lourd qui pèse sur nos rues. Ce n'est pas le silence de la soumission, mais celui d'une indignation qui sature l'air. Sachez-le : chaque larme versée par une sœur injustement séquestrée est une goutte d’essence jetée sur le brasier qui couve. L’injustice infligée à l'un d'entre nous n'est pas un incident isolé, c'est une sentence de mort sociale prononcée contre tous.

Ne commettez pas l’erreur tragique, cette faute morale qu’est la lâcheté du « chacun pour soi ». Ne vous bercez pas de l'illusion que le malheur qui frappe la porte du voisin épargnera la vôtre. Le régime d'Azali ne sature pas sa soif de pouvoir ; il ne fait que l'aiguiser. Aujourd'hui spectateurs, vous serez demain les victimes si vous laissez l'indifférence guider vos pas. Le « je-m'en-foutisme » est le terreau sur lequel les tyrans bâtissent leur trône.

C’est par le fer de notre solidarité et le feu de notre patriotisme que nous briserons les chaînes de l’isolement de la domination, du mépris et des humiliations. L’hégémonie de ce clan ne tient qu’à un fil : celui de nos divisions. Face à cette « mafia en uniforme », nous n'avons qu'une seule arme, mais elle est invincible : la Muraille de l'Unité.

  • Dénoncez les ravisseurs : Que leurs noms et leurs actes soient jetés à la face du monde.
  • Érigez des forteresses d'entraide : Que chaque quartier de Mutsamudu, chaque ville, chaque village d’Anjouan devienne un sanctuaire où aucun citoyen ne sera laissé seul face à la bête.

L’heure est venue de transformer notre île en un rempart infranchissable. Quand l'injustice devient la loi, la solidarité devient notre devoir sacré.

Le clan Azali pense avoir dompté Anjouan par la force brute et la terreur. Ils ignorent que l’oppression est l’engrais de la révolte. Nous ne sommes pas des sujets, nous sommes des citoyens. Nous ne sommes pas des proies, nous sommes un peuple !

Que la peur change de demeure. Que la justice d’Allah et celle des hommes se préparent à demander des comptes à ceux qui ont confondu le service de l'État avec le brigandage de grand chemin.

Debout Anjouan ! Ta dignité est ton plus noble combat !

Vive l’État souverain d’Anjouan !

Anli Yachourtu JAFFAR
30 janvier 2029

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