Muraille des Comores, Yannick Pandor tient la CAN à bout de gants. Mais c’est lors du deuxième match, hier soir face à la Zambie, que Pandor a définit
Yannick Pandor, muraille des Comores : le Lensois tient la CAN à bout de gants
Deux matchs, une seule certitude : Yannick Pandor est en train de s’imposer comme l’un des gardiens les plus en vue de cette Coupe d’Afrique des Nations. Le portier comorien, prêté sans option d’achat cette saison par le RC Lens au Royal Francs Borains (D2 belge), a tout simplement été monumental face au Maroc et à la Zambie. Si les Comoriens ne comptent qu’un point au compteur après deux journées, ils peuvent remercier leur dernier rempart, qui les maintient en vie dans le groupe A.
Déjà impressionnant lors du match d’ouverture face aux Lions de l’Atlas (0-2), Yannick Pandor s’était illustré en détournant un penalty dès la 10e minute, face à Sofiane Rahimi. Sous une pluie battante à Rabat, il avait multiplié les parades pour éviter une correction aux siens. Une prestation saluée par tous, malgré la défaite logique contre le pays hôte.
Mais c’est lors du deuxième match, hier soir face à la Zambie, que Pandor a définitivement conquis le cœur des supporters comoriens. Dans un match tendu, sans grande envolée mais riche en contacts rugueux, le portier de 22 ans a brillé de mille feux. Décisif à plusieurs reprises, il a sorti le grand jeu à la 40e minute en remportant un duel crucial face à Saka. Plus tard, dans le temps additionnel, il a sécurisé le point du nul en captant un centre vicieux de Kangwa. Dans une rencontre où chaque arrêt valait de l’or, le jeune gardien lensois a été l’assurance tout risque d’un bloc comorien bien en place.
Ce 0-0 n’arrange ni les Comores (1 point) ni la Zambie (2 points), mais laisse un espoir aux premiers nommés avant le choc décisif contre le Mali, lundi prochain. Un match qui s’annonce électrique, et où Pandor, encore lui, devra se muer en héros pour espérer voir les huitièmes.
Titulaire en sélection malgré son statut de gardien de D2 belge, le joueur formé à Lens ne cesse de progresser. Prêté l’an dernier à Boulogne (National), où il avait réalisé une saison pleine, il confirme aujourd’hui sur la scène continentale tout le potentiel que le RC Lens avait flairé chez lui. Le prêt sans option d’achat au Royal Francs Borains pourrait bien s’avérer être une aubaine pour le club artésien, qui pourrait voir revenir l’été prochain un joueur transfiguré par l’expérience internationale.
En attendant, les Comores rêvent d’un exploit. Et s’ils doivent accrocher une qualification miraculeuse, il est déjà acquis que Yannick Pandor y sera pour beaucoup. À Casablanca, une étoile est peut-être en train de naître dans les cages comoriennes.
Allez Lens

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