Mort de Nafouante : Le contexte dans lequel ce hitima s’est tenu interroge. Or la plainte déposée ne porte ni sur des pensées supposées ni sur des int
L’intention n’est pas un fait
Depuis l’étranger, j’ai pris connaissance de l’organisation d’un hitima le quarantième jour par l’accusé dans la mort de Nafouante. Ce geste n’était pas une prière dédiée à son épouse, pour le repos de son âme, comme l’usage, la décence et la mémoire collective l’exigent. Ce n’en était pas sa priorité. Le sens de cette démarche était ailleurs.
La formule employée est connue et trompeuse : « Si, au moment où j’ai épousé Nafouante, j’avais eu l’intention de la tuer ou de l’empoisonner, que le jugement de Dieu se retourne contre moi. » Étrange déclaration ! Car elle convoque l’intention pour contourner les faits.
Or la plainte déposée ne porte ni sur des pensées supposées ni sur des intentions anciennes. Elle porte sur un événement précis : ce qui s’est passé le 17 novembre. Elle appelle des faits. Rien d’autre.
Le contexte dans lequel ce hitima s’est tenu interroge : présence de notables, distribution d’enveloppes, démonstrations d’émotion, et ces larmes de théâtre rappelant celles de Mikiro. Autant d’éléments qui relèvent davantage de la mise en scène que du recueillement.
Une réalité demeure pourtant : l’intéressé est placé sous contrôle judiciaire. L’enquête suit son cours. La justice avance, avec la rigueur et le temps qui lui sont propres.
La vérité n’est jamais immédiate. Mais elle est constante. Et lorsqu’elle se manifestera, elle ne devra rien aux apparences ni aux influences.
Msa Ali Djamal

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