ZIGUINCHOR (SENEGAL), LE 17 MARS. Youssou Ndour a activement participé à la campagne électorale contre le sortant Abdoulaye Wade et sout...
Star internationale du show-business, homme d'affaires avisé qui a choisi d'investir dans son pays depuis des années, Youssou Ndour, 52 ans, est devenu mercredi ministre de la Culture et du tourisme au sein du gouvernement du nouveau président Macky Sall.
Le chanteur sénégalais, dont la candidature à la présidentielle de 2012 avait été rejetée par le Conseil constitutionnel, avait activement participé à la campagne électorale contre le sortant Abdoulaye Wade Après le premier tour du 28 février, il avait, comme tous les opposants, appelé à soutenir Macky Sall. Il a offert à ce dernier toute sa notoriété de chanteur adulé au Sénégal, sillonnant le pays seul ou en sa compagnie, pour convaincre les électeurs de battre Wade au second tour du 25 mars. Ce qui fut fait avec brio, Macky Sall écrasant le président sortant avec 65% des voix contre 34%.
Le chanteur affirmait qu'à 85 ans, Abdoulaye Wade n'était plus apte à diriger le pays après douze ans de pouvoir (2000-2012). Il jugeait sa candidature «anticonstitutionnelle» après deux mandats. «You», comme l'appellent familièrement les Sénégalais, avait été légèrement blessé à la jambe en février, dans le centre de Dakar, lors d'une des nombreuses manifestations interdites et violentes contestant la candidature de Wade à un troisième mandat. Issu d'un milieu modeste du quartier populaire de la Médina à Dakar, «You» n'a pas fait d'études supérieures. Père et grand-père, il est parti de rien, s'est fait un nom, un statut social et a fondé de nombreuses sociétés.
Il a chanté avec Sting, Paul Simon et Bruce Springsteen
Auteur de plus de 20 albums, il a chanté en duo avec Neneh Cherry «7 Seconds», un tube planétaire, et collaboré avec Peter Gabriel, Sting, Wyclef Jean, Paul Simon, Bruce Springsteen. Il s'est parallèlement engagé, entres autres combats, contre le paludisme et la faim, en ayant réussi à préserver relativement bien sa vie privée.
Au Sénégal, il créé un studio, des sociétés de production, de micro-crédit, anime une fondation caritative, est patron de presse, possède un nightclub à Dakar, le «Thiossane», où il se produit régulièrement en pleine nuit. En 2010, il fonde un mouvement citoyen baptisé «Fekke ma ci bollé» («Je suis là, donc, j'en fais partie» en langue nationale wolof), dont l'intention initiale était de soutenir publiquement, pour la première fois, un candidat à la présidentielle. Sa candidature ayant été rejetée, son mouvement s'est mis au service de Macky Sall ces dernières semaines en organisant des rassemblements populaires de soutien.
«Je voudrais faire du Sénégal un pays qui se fait tout seul par la main et la force de ses enfants. Ma vie est faite de 10% d'inspiration et 90% de transpiration. Voilà pourquoi j'ai les moyens de mettre le Sénégal au travail», avait-il dit en présentant sa candidature le 2 janvier. Il avait affirmé avoir répondu à d'innombrables «sollicitations», mais des Sénégalais de la rue, interrogés au moment de l'annonce de cette candidature, l'avaient accueillie avec sympathie, sans toutefois se faire d'illusion sur ses chances de victoire. «Ce n'est pas un chef d'Etat, c'est un artiste», déclarait ainsi un agent de sécurité de Dakar en concédant que certains pourraient néanmoins voter pour lui afin de barrer la route au président Wade.
Le chanteur sénégalais, dont la candidature à la présidentielle de 2012 avait été rejetée par le Conseil constitutionnel, avait activement participé à la campagne électorale contre le sortant Abdoulaye Wade Après le premier tour du 28 février, il avait, comme tous les opposants, appelé à soutenir Macky Sall. Il a offert à ce dernier toute sa notoriété de chanteur adulé au Sénégal, sillonnant le pays seul ou en sa compagnie, pour convaincre les électeurs de battre Wade au second tour du 25 mars. Ce qui fut fait avec brio, Macky Sall écrasant le président sortant avec 65% des voix contre 34%.
Le chanteur affirmait qu'à 85 ans, Abdoulaye Wade n'était plus apte à diriger le pays après douze ans de pouvoir (2000-2012). Il jugeait sa candidature «anticonstitutionnelle» après deux mandats. «You», comme l'appellent familièrement les Sénégalais, avait été légèrement blessé à la jambe en février, dans le centre de Dakar, lors d'une des nombreuses manifestations interdites et violentes contestant la candidature de Wade à un troisième mandat. Issu d'un milieu modeste du quartier populaire de la Médina à Dakar, «You» n'a pas fait d'études supérieures. Père et grand-père, il est parti de rien, s'est fait un nom, un statut social et a fondé de nombreuses sociétés.
Il a chanté avec Sting, Paul Simon et Bruce Springsteen
Auteur de plus de 20 albums, il a chanté en duo avec Neneh Cherry «7 Seconds», un tube planétaire, et collaboré avec Peter Gabriel, Sting, Wyclef Jean, Paul Simon, Bruce Springsteen. Il s'est parallèlement engagé, entres autres combats, contre le paludisme et la faim, en ayant réussi à préserver relativement bien sa vie privée.
Au Sénégal, il créé un studio, des sociétés de production, de micro-crédit, anime une fondation caritative, est patron de presse, possède un nightclub à Dakar, le «Thiossane», où il se produit régulièrement en pleine nuit. En 2010, il fonde un mouvement citoyen baptisé «Fekke ma ci bollé» («Je suis là, donc, j'en fais partie» en langue nationale wolof), dont l'intention initiale était de soutenir publiquement, pour la première fois, un candidat à la présidentielle. Sa candidature ayant été rejetée, son mouvement s'est mis au service de Macky Sall ces dernières semaines en organisant des rassemblements populaires de soutien.
«Je voudrais faire du Sénégal un pays qui se fait tout seul par la main et la force de ses enfants. Ma vie est faite de 10% d'inspiration et 90% de transpiration. Voilà pourquoi j'ai les moyens de mettre le Sénégal au travail», avait-il dit en présentant sa candidature le 2 janvier. Il avait affirmé avoir répondu à d'innombrables «sollicitations», mais des Sénégalais de la rue, interrogés au moment de l'annonce de cette candidature, l'avaient accueillie avec sympathie, sans toutefois se faire d'illusion sur ses chances de victoire. «Ce n'est pas un chef d'Etat, c'est un artiste», déclarait ainsi un agent de sécurité de Dakar en concédant que certains pourraient néanmoins voter pour lui afin de barrer la route au président Wade.
LeParisien.fr
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