Ouani : L'ombre d'une grandeur passée à l'épreuve de l'ingratitude. Au milieu de cette décadence, une lueur d'espoir persiste pourtant grâce à une po
Ouani : L'ombre d'une grandeur passée à l'épreuve de l'ingratitude
Autrefois saluée comme le berceau des plus fines têtes pensantes et l'un des joyaux intellectuels du pays, Ouani semble aujourd'hui s'enfoncer dans une dérive inquiétante. Au fil des ans, la cité glorieuse d'antan est devenue le sujet de railleries à l'échelle nationale. Les critiques fusent de toutes parts, pointant du doigt les comportements discutables de ses cadres et de ses responsables locaux, dont le manque de vision et les postures douteuses ternissent l'image de toute une communauté.
Autrefois saluée comme le berceau des plus fines têtes pensantes et l'un des joyaux intellectuels du pays, Ouani semble aujourd'hui s'enfoncer dans une dérive inquiétante. Au fil des ans, la cité glorieuse d'antan est devenue le sujet de railleries à l'échelle nationale. Les critiques fusent de toutes parts, pointant du doigt les comportements discutables de ses cadres et de ses responsables locaux, dont le manque de vision et les postures douteuses ternissent l'image de toute une communauté.
Au milieu de cette décadence, une lueur d'espoir persiste pourtant grâce à une poignée de fils et filles du pays. Mus par un amour viscéral pour leur ville, ces quelques citoyens dévoués font le choix courageux de s'investir corps et âme pour le renouveau de Ouani, sacrifiant bien souvent leur temps et leurs devoirs familiaux. Pourtant, au lieu de recevoir la gratitude et le soutien qu'ils méritent, ces bâtisseurs deviennent les cibles privilégiées d'attaques hypocrites, de lynchages sociaux et de campagnes de salissage, tant sur la place publique que sur les réseaux sociaux.
L'incident récent marqué par des injures abruptes et injustifiées à l'encontre de la Fondation Nabhane en est la preuve éclatante. Depuis des années, cette fondation a insufflé un second souffle au basket-ball et aux activités sportives locales, redonnant vie à des disciplines jadis laissées à l'agonie. Attaquer une telle initiative ne relève pas seulement de la jalousie ou de l'envie : c'est un véritable suicide social collectif. Plus grave encore est le silence complice de la ville. Cette lâcheté collective, qui consiste à abandonner à leur sort ceux qui portent des projets d'avenir, témoigne d'une crise morale profonde. Ouani mérite tellement mieux que ce désamour et cette ingratitude systémique.
Il est temps de se rendre à l'évidence : il ne suffit pas d'être bardé de diplômes pour être reconnu comme une communauté mûre, serviable et distinguée. La véritable maturité ne se mesure pas au nombre de titres universitaires, mais à notre capacité à nous impliquer concrètement dans le développement et à porter des idées justes pour le bien-être des générations futures. Ouani doit cesser de servir d'échelle ou de jouer les vassaux pour des décideurs qui méprisent ses valeurs fondamentales sous le seul prétexte qu'ils occupent un siège au gouvernement. L'avenir de la cité exige un sursaut d'honneur, de la solidarité et un soutien unanime à ceux qui se battent pour sa grandeur.
Ghanem Aboubacar

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