L'état-major de la CRC franchit le rubicon de l'autodestruction !

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L'état-major de la CRC franchit le rubicon de l'autodestruction ! Le théâtre politique comorien vient d’ouvrir le rideau sur son acte le plus sombre..

L'état-major de la CRC franchit le rubicon de l'autodestruction !


L'état-major de la CRC franchit le rubicon de l'autodestruction !

La CRC s'effondre? sous le trio théâtral CRC - Exim Bank - Salim Hanfi : Terminus pour le parti au pouvoir ! Mais qui pour tenir la barre de l'État ?

Le maintien de la plainte de la CRC à l'audience de ce 22 octobre marque le point de non-retour d’une crise interne sans précédent. En choisissant de judiciariser le débat politique plutôt que de répondre aux accusations de gestion occulte, la capitainerie Bélou-Fatihou s’apprête à signer l’acte de décès de sa propre crédibilité.

Le théâtre politique comorien vient d’ouvrir le rideau sur son acte le plus sombre, et la date de ce 22 octobre s'annonce désormais comme l'heure de vérité. Ce qui se joue actuellement entre les murs de la Convention pour le Renouveau des Comores (CRC) et les bureaux d’Exim Bank n'a plus rien d’une simple querelle de palais :

C’est une tragi-comédie à ciel ouvert où les secrets de famille se règlent à coups de plaintes et de déballages médiatiques.

En choisissant de maintenir sa plainte pour diffamation lors de l’audience de ce 22 octobre, l'état-major de la CRC franchit le rubicon de l'autodestruction. Au cœur de cette tempête, les mots de l’ancien ministre Mahamoud Salim Hafi retentissent comme un réquisitoire implacable. Pour ce cadre historique, le constat est sans appel : le fier navire de sa propre famille politique s'est brutalement encastré sur les rochers.

La faute à qui ?


Le doigt est directement pointé vers la nouvelle capitainerie. Le secrétaire général Youssouf Mohamed Bélou et son co-capitaine Fatihou se retrouvent accusés d'avoir pris les commandes en plein océan sans détenir la moindre feuille de route. Venus de nulle part, ils ont vendu à l’opinion publique la promesse d’un « renouveau » prétendument porté par la jeunesse.

C’est là le cœur du drame :


Ces nouveaux dirigeants mélangent tout et confondent tout. Dans leur ivresse du pouvoir, ils effacent les frontières républicaines en mélangeant le gouvernement et le parti de la CRC, comme s'il s'agissait d'une seule et même entité à leur service. Ils confondent leur prétendu « renouveau » avec une dangereuse navigation à vue, troquant la stratégie politique contre le tâtonnement permanent. Enfin, ils se trompent lourdement sur la définition même de la jeunesse en politique : ils ont oublié qu'elle n’est pas une question d’état civil ou d'âge, mais un état d’esprit.

En méprisant les fondations mêmes du parti et en ignorant ses figures historiques, cette capitainerie a confondu renouvellement générationnel et arrogance.

Pourtant, la météo politique prévoyait le désastre. En coulisses, le camarade et lanceur d'alerte Mrimdu avait tiré la sonnette d'alarme, prévenant avec force : « Vous les amis, par votre arrogance vous allez faire chavirer le bateau CRC ».

L'avertissement a été balayé d'un revers de main par un capitaine incapable de virer de bord, alors même que les récifs étaient visibles.

Mais le point de non-retour a été franchi lorsque la soute à bagages a été ouverte sur les ondes de FCBK FM. En qualifiant publiquement le parti de « machine à laver » et en évoquant des flux financiers aux montants astronomiques qui auraient transité par un compte occulte chez Exim Bank, Salim Hafi a touché le nerf de la guerre.

Si la direction de la CRC persiste à maintenir son offensive judiciaire ce 22 octobre au lieu d'ouvrir un dialogue interne, elle apportera la preuve irréfutable de son incapacité à assumer la critique. Ce jusqu'au-boutisme dans les tribunaux ne fera que précipiter le naufrage de la cohésion nationale du parti. Face à une justice actionnée en urgence, le fait que Salim Hafi subisse la pression de l'appareil d'État montre à quel point le pouvoir préfère le bâton judiciaire au débat de fond.

Au-delà de l'audience de ce jour, ce « théâtre » révèle une crise systémique profonde. En voulant écarter sa vieille garde au profit d’une gouvernance verticale, confuse et déconnectée de ses bases historiques, la direction actuelle de la CRC a définitivement fissuré la coque de son propre navire.

Dès lors, une question cruciale se pose pour l'avenir de l'archipel : si le parti au pouvoir, véritable colonne vertébrale du régime, s'effondre sous le poids de ses propres contradictions et de ses procès fratricides, qui pour tenir la barre de l'État ?

À l'aube des prochaines échéances démocratiques, ce naufrage interne de la CRC ne risque-t-il pas d'entraîner avec lui la stabilité politique de toutes les Comores, laissant le pays naviguer, lui aussi, à vue dans un océan d'incertitudes ?

Mrimdu

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