Refonder l’archipel : pour une confédération des îles souveraines ! Depuis 1832, notre histoire n’est plus seulement écrite : elle est contestée. Depu
Refonder l’archipel : pour une confédération des îles souveraines !
Depuis 1832, notre histoire n’est plus seulement écrite : elle est contestée. Depuis 1832, notre destin n’est plus seulement vécu : il est disputé, confisqué, remodelé par des forces qui, trop longtemps, nous ont niés. On nous a approchés avec des promesses et des sourires, mais derrière les mots, il y avait la stratégie ; derrière les accords, l’intérêt ; derrière la main tendue, la volonté de soumettre.
La Chronologie de l'effacement : De la colonisation à l'annexion
- Le 25 avril 1841 : Une date noire. C’est le jour où s’est ouverte, par effraction, la porte de notre souveraineté. Une porte que l’on n’a jamais refermée, par laquelle se sont engouffrés l’ingérence, la domination, l’occupation et l’effacement de notre propre voix.
- Le 20 mars 1891 : Anjouan saigne. Ses villes martyres, Mutsamudu, Ouani, Moya et tant d'autres, sont bombardées par les troupes coloniales françaises. C'est par la terreur des bombes qu'on débarque pour installer un pantin, un ancien bouvier au service de l'oppresseur.
- Le 25 juillet 1912 : Ce jour-là, l’intrusion devient annexion. L’influence devient possession. On ne discute plus avec nous : on décide pour nous. On absorbe notre pluralité dans un ensemble qui n’est pas le nôtre.
- L'infamie de 1914 : Par un simple décret, on rattache nos îles à Madagascar. Comme si nos racines pouvaient être déplacées au gré des intérêts administratifs coloniaux. C'est l'ère de la juxtaposition forcée : Ngazidja-Comore, Anjouan, Mayotte, Mohéli, agrégées sans le consentement des peuples.
- Le tournant de 1946 et 1958 : Au sortir de la guerre, la France détache l'archipel de Madagascar pour créer "Mayotte et dépendances", avant d'instaurer en 1958, via la loi-cadre Defferre, loi n° 56-619 du 23 juin 1956, le Territoire autonome des Comores. Un ensemble contre nature, dépourvu d’âme commune, édifié sans le socle indispensable de notre accord.
Le Mirage de 1975 : Du colonialisme au Centralisme Tyrannique
Puis vient le 6 juillet 1975. On proclame l’indépendance. Mais quelle indépendance ? Une indépendance mutilée, amputée d’une partie de ses îles, et surtout, viciée dès sa naissance. Sous couvert de liberté, ce jour a scellé la confiscation du pouvoir au profit d’une seule île : Ngazidja-Comore, reléguant Anjouan et les autres à la périphérie. Un État centraliste rigide est né, ignorant la profondeur historique, culturelle et humaine de chacune de nos îles.
- Depuis ce jour :Anjouan parle, mais on l'assourdit.
- Anjouan réclame, mais on la dépouille.
- Anjouan endure un système qui confond unité et domination.
Mais un peuple ne disparaît pas parce qu’on l’ignore. Une identité ne s’efface pas parce qu’on la marginalise. Anjouan résiste ! Anjouan persiste ! Anjouan existe !
Le Réveil face à la Barbarie : Le message de combat de l'O.P.I.A.
Depuis le 10 avril 2016, l'injustice a changé de visage pour devenir une horreur absolue. Anjouan est meurtrie, martyrisée sous la chape de plomb d’un ethno-hégémonisme suprémaciste. Notre peuple est persécuté, spolié de ses droits constitutionnels les plus élémentaires, soumis à une dictature sanguinaire qui tue, qui traque, et qui va jusqu'à enterrer vivant tout Anjouanais qui ose lever la tête et s'opposer !
Face à cette tyrannie, il ne s'agit plus seulement de se souvenir ou de dénoncer. Il s’agit de briser nos chaînes et de refonder !
C’est ici et maintenant que se lève l’O.P.I.A. (Organisation Pour l'Indépendance d’Anjouan). L’O.P.I.A. appelle aujourd’hui à la mobilisation générale de tous les enfants d’Anjouan pour mener la révolution du changement institutionnel.
Nous n'appelons pas à la division, mais à la justice. La configuration géographique de notre archipel et l'histoire de nos peuples appellent, avec lucidité et courage, une CONFÉDÉRATION D’ÉTATS SOUVERAINS. C’est la seule et unique voie pour garantir le développement équilibré, la paix durable, la dignité retrouvée et l’harmonie institutionnelle entre nos îles.
L'Appel à l'Action : Vers la Renaissance
Le passé nous a contraints, mais il ne saurait enchaîner indéfiniment notre avenir. L’histoire enseigne, elle n’enferme pas. Tout peuple qui comprend son histoire détient déjà les clefs de sa renaissance.
Anjouanais, Anjouanaises, l'heure du choix a sonné. Rejoignez les rangs de la résistance sous la bannière de l'O.P.I.A. Transformons notre douleur en force de combat, et notre histoire subie en une unité choisie et souveraine !
Vive l’État souverain d’Anjouan !
Anli Yachourtu JAFFAR
Le 15 juillet 2026

COMMENTAIRES