Meurtre d’une adolescente dans le Finistère : son père avoue l’avoir frappée, son corps retrouvé enterré Disparue depuis le 8 mars dernier a...
Meurtre d’une adolescente dans le Finistère : son père avoue l’avoir frappée, son corps retrouvé enterré
Disparue depuis le 8 mars dernier au Relecq-Kerhuon, près de Brest (Finistère), une adolescente de 16 ans a été retrouvée enterrée à Châteaulin. Son père, déjà mis en examen pour des viols incestueux présumés sur sa fille, a reconnu l’avoir frappée lors d’une dispute. Il vient d’être écroué pour meurtre aggravé.
Il aura fallu plus de sept mois pour retrouver sa trace. Et c’est son propre père qui a fini par conduire les enquêteurs jusqu’à elle. Portée disparue depuis le 8 mars 2026, une adolescente de 16 ans a été retrouvée enterrée à Châteaulin (Finistère), ce mercredi 21 octobre. Son père, un homme de 55 ans originaire de Mayotte, a fini par reconnaître qu’elle était morte après une « altercation » à leur domicile du Relecq-Kerhuon, près de Brest. Il aurait alors frappé sa fille. Mais dans quelles circonstances exactes ?
Elle avait dénoncé des viols incestueux dès 2024
L’affaire est d’autant plus sordide que l’adolescente avait déjà accusé son père de violences sexuelles. En novembre 2024, elle avait confié à son établissement scolaire avoir subi des viols entre ses 11 et 14 ans, évoquant également une possible administration de médicaments. Ses deux sœurs et elle avaient alors été placées provisoirement. Mais l’enquête n’avait pas permis d’avancer : la jeune fille, qui évoquait des souvenirs fragmentaires et un « état second », ne souhaitait pas détailler les faits. Sa famille n’avait apporté aucun élément décisif.
Ses sœurs avaient fini par parler
Après sa disparition, le 8 mars dernier, ses sœurs ont finalement confirmé des comportements déplacés et des passages à l’acte de leur père. Interpellé le 31 mars, celui-ci avait nié les accusations. Mis en examen pour viols incestueux et agressions sexuelles sur mineure notamment, il avait été écroué avant d’être remis en liberté sous contrôle judiciaire en juin. De nouveau placé en garde à vue le 20 octobre, il a cette fois reconnu la mort de sa fille et indiqué où se trouvait son corps. Mis en examen le 21 octobre 2026 pour meurtre aggravé, arrestation, enlèvement ou séquestration de mineure, il a été placé en détention provisoire, selon Le Télégramme. Il encourt la réclusion criminelle à perpétuité. Reste désormais à déterminer ce qui s’est réellement passé ce 8 mars, dans la maison familiale du Relecq-Kerhuon.
Par Salomé Bach - lenouveaudetective

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