"Le Secrétariat Général du Gouvernement dément formellement avoir tenu de tels propos". Nous constatons, une nouvelle fois, la circulation d'informati
Communiqué du Secrétariat Général du Gouvernement
Une information actuellement diffusée sur les réseaux sociaux affirme que le Secrétaire général du Gouvernement aurait déclaré: « Peu de ministères sont au niveau requis. »
Le Secrétariat général du Gouvernement dément formellement avoir tenu de tels propos.
Nous constatons, une nouvelle fois, la circulation d'informations infondées qui contribuent à brouiller le débat public et à fragiliser les repères nécessaires à une information responsable.
Le journalisme ne saurait se réduire à la recherche du bruit, du scandale ou du buzz. II repose sur des exigences qui ne souffrent ni approximation ni complaisance : la vérification des faits, le respect des sources, la rigueur, la responsabilité et l'éthique professionnelle.
Lorsque ces principes sont délaissés au profit de propos fabriqués, c'est la confiance du public dans l'information, et avec elle la qualité du débat démocratique, qui sont atteintes.
Le Secrétariat général du Gouvernement rappelle qu'aucune déclaration officielle du Secrétaire général du Gouvernement correspondant aux propos rapportés dans cette publication n'a été faite sur aucun de ses canaux officiels de communication.
Dans un espace médiatique où la vitesse de circulation de l'information ne laisse parfois que quelques secondes à la vérité pour être entendue, chacun doit mesurer la portée de ce qu'il publie et de ce qu'il relaie. La liberté d'informer ne dispense ni de vérifier, ni de répondre de ses écrits.
Le Secrétariat général du Gouvernement invite donc les Comoriens et l'ensemble des acteurs de l'espace médiatique à faire preuve de discernement et à se référer, pour toute information relative à l'action gouvernementale, aux canaux officiels de communication.
Il appelle également les professionnels des médias et les responsables des organes de presse à la plus grande rigueur dans l'exercice de leur mission. À cet égard, le Conseil National de la Presse et de l'Audiovisuel (CNPA) est invité à prendre toute mesure relevant de ses attributions face à la multiplication de publications manifestement erronées, satiriques ou présentées comme des informations sans reposer sur des faits établis.
La satire et la critique ont leur place dans l'espace public. Elles sont même nécessaires à toute société vivante. Mais ni la satire ni la liberté d'expression ne sauraient devenir le paravent de la désinformation.
Car lorsque le mensonge devient récurrent, qu'il est relayé sans vérification et finit par se substituer au fait, ses conséquences peuvent dépasser la réputation d'une personne ou l'image d'une institution, pour nourrir les tensions, provoquer des incompréhensions et affecter la stabilité de l'État et la cohésion du pays.
Fait à Moroni, le 15 septembre 2026
Le Gouvernement

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