En colère, Bacar Mvoulana dénonce les « allégations mensongères» de Mahamoud Salim Hafi. Ce qui interpelle davantage, c’est la contradiction de son in
Depuis quelque temps, certains semblent avoir fait du mensonge un véritable mode d’expression politique.
Les allégations diffusées hier par Mahamoud Salim Hafi, selon lesquelles quatorze ministres auraient adressé une lettre confidentielle au Président de l’Union pour dénoncer le Secrétaire Général du Gouvernement, sont totalement fausses. Le Gouvernement les a d’ailleurs officiellement démenties.
Je trouve regrettable qu’un ancien responsable de l’état choisisse de propager des informations sans le moindre fondement, au risque de tromper l’opinion publique et de semer le doute sur le fonctionnement des institutions.
Ce qui interpelle davantage, c’est la contradiction de son intervention. Il affirme soutenir la politique d’ouverture voulue par le Président Azali Assoumani depuis 2016 en faveur de personnalités venues de l’opposition. Pourtant, il dénonce ensuite leur présence au sein du Gouvernement. Comment peut-on applaudir une politique d’ouverture tout en rejetant ses conséquences ?
Cette incohérence laisse penser que le problème n’est pas l’ouverture politique elle-même, mais le fait de ne plus être au centre du jeu.
Notre pays a besoin d’idées, de propositions et de rassemblement. Les Comoriens attendent de leurs responsables qu’ils contribuent au développement national plutôt qu’à la propagation de rumeurs ou de polémiques stériles.
Le leadership ne se proclame pas. Il se construit par les actes, par le service rendu à la Nation et, surtout, par la confiance que le peuple accorde dans les urnes alors que je ne me rappelle pas que tu étais un jour choisi dans un aucun scrutin.
Pour ma part, je continuerai à privilégier le travail, la vérité et l’intérêt supérieur des Comores au lieu de que je dois être au centre des décisions sinon je manipule l’opinion,Les polémiques passent, mais les résultats restent.
Bacar Mvoulana, ministre de l'Education

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