Le nouveau visage du mercenariat international

PARTAGER:

Le nouveau visage du mercenariat international. Le nouveau mercenariat agit à visage découvert. Il ne s'embarrasse plus de précautions ni de subtilité

Le nouveau visage du mercenariat international


Le nouveau visage du mercenariat international

Il fut un temps où le mercenariat international s'efforçait au moins de se dissimuler derrière des apparences trompeuses. L'époque de Bob Denard, alias Mustapha Mahdjoub, demeure à cet égard révélatrice. Derrière ce nom d'emprunt à consonance musulmane se cachait la volonté de donner un visage acceptable à des entreprises qui ne l'étaient pas. On prenait alors la peine de maquiller la réalité, de travestir les intentions et de ménager, ne serait-ce qu'en apparence, les sensibilités de la population locale. Cette ancienne génération de mercenaires avait au moins le souci de préserver certaines formes et de respecter les usages.

Aujourd'hui, tout cela a disparu.

Le nouveau mercenariat agit à visage découvert. Il ne s'embarrasse plus de précautions ni de subtilités. Il se présente tel qu'il est, avec une assurance arrogante, sans égard pour l'intelligence de ceux auxquels il s'adresse. Le regard fuyant, les explications maladroites et les justifications contradictoires trahissent cependant l'embarras, le mensonge et la manipulation.

Lorsque l'on affirme que toutes les compétences nécessaires existent sur place pour assurer les soins de l'ancien président Ahmed Abdallah Mohamed Sambi, comment ne pas s'interroger ? Si tel était réellement le cas, pourquoi son état de santé s'est-il détérioré à ce point ? Pourquoi tant d'évacuations sanitaires sont-elles régulièrement autorisées pour d'autres patients, parfois pour des pathologies moins graves, tandis que celle de l'ancien chef de l'État continue d'être refusée ?

La vérité est pourtant connue de tous. Si les questions relatives à la santé publique étaient parfaitement maîtrisées par notre système médical national, cela se saurait depuis longtemps. Nul ne peut sérieusement prétendre le contraire.

La période du Covid-19 a d'ailleurs laissé des souvenirs douloureux dans la mémoire collective. Beaucoup estiment que cette crise a servi de prétexte à un régime autoritaire pour renforcer son contrôle et neutraliser ses opposants les plus déterminés. À cette époque, l'hôpital Samba Kouni était devenu, dans l'esprit de nombreux citoyens, le symbole de l'angoisse et de l'incertitude. Combien y sont entrés dans l'espoir de retrouver la santé ? Combien n'en sont jamais ressortis ?

Cette réalité pose inévitablement la question de la responsabilité morale et professionnelle de certains acteurs du corps médical. Le serment d'Hippocrate impose de sauver des vies, non de contribuer à leur destruction. Pourtant, certains comportements observés suscitent aujourd'hui de profondes interrogations. Lorsque la médecine cesse d'être guidée exclusivement par l'éthique pour devenir l'instrument d'intérêts politiques, elle perd sa raison d'être.

Au fil des jours, la toile d'araignée tissée par le pouvoir se dévoile progressivement. Chaque événement révèle l'ampleur d'une stratégie destinée à éliminer tous les obstacles susceptibles

de compromettre ses ambitions. Dans cette logique, Ahmed Abdallah Mohamed Sambi apparaît comme l'adversaire principal, celui dont l'influence politique et populaire demeure suffisamment forte pour constituer un obstacle à la perpétuation d'un système de pouvoir sans alternance.

Dès lors, de nombreuses institutions semblent mobilisées dans cette entreprise : justice, administration, appareils sécuritaires et, selon certains observateurs, une partie du corps médical. Les ramifications de cette mécanique apparaissent chaque jour davantage, laissant entrevoir une opération d'une ampleur inquiétante.

Une chose demeure certaine : mettre fin politiquement ou physiquement à un homme de la stature de l'ancien président Ahmed Abdallah Mohamed Sambi n'est pas une entreprise ordinaire. Son rayonnement national et international, son influence sur une partie importante de la population et la place qu'il occupe dans l'histoire récente des Comores rendent toute tentative particulièrement complexe.

Mais à mesure que son état de santé se dégrade, les masques tombent. Les acteurs impliqués apparaissent progressivement au grand jour, révélant leurs rôles respectifs et leur degré d'implication. Cette réalité suscite l'inquiétude et soulève de nombreuses questions.

La plus importante demeure sans doute celle-ci : jusqu'où ira ce qui est perçu par beaucoup comme un complot visant à conduire à la disparition programmée d'un homme, d'un père de famille, d'un responsable politique et d'un croyant respecté ?

L'avenir apportera peut-être la réponse. Mais l'Histoire, elle, finit toujours par rendre son verdict.

Paris le 16 juin 2026
Par Kamal Abdallah

COMMENTAIRES

Chargé tous les articles Aucun article trouvé VOIR TOUT Lire la suite Répondre Annuler la réponse Supprimer Par Accueil PAGES ARTICLES Voir tout RECOMMANDÉ POUR VOUS CATÉGORIE ARCHIVE RECHERCHER TOUS LES ARTICLES Aucun article trouvé avec votre recherche Retour à l'Accueil Dimanche Lundi Mardi Mercredi Jeudi Vendredi Samedi Dim Lun Mar Mer Jeu Ven Sam Janvier Février Mars Avril Mai Juin Juillet Août Septembre Octobre Novembre Décembre Jan Fév Mar Avr Mai Jun Jul Aoû Sep Oct Nov Déc juste maintenant il y a 1 minute $$1$$ minutes ago Il ya 1 heure $$1$$ hours ago Hier $$1$$ days ago $$1$$ weeks ago il y a plus de 5 semaines Followers Follow CE CONTENU PREMIUM EST VERROUILLÉ ÉTAPE 1: Partager sur un réseau social ÉTAPE 2: Cliquez sur le lien sur votre réseau social Copier tout le code Sélectionner tout le code Tous les codes ont été copiés dans votre presse-papiers Impossible de copier les codes / textes, appuyez sur les touches [CTRL] + [C] (ou CMD + C avec Mac) pour les copier. Table des matières