Affaire Onicor : Deux ans après, ni riz ni argent...le cri de détresse des commerçants

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Affaire Onicor : Deux ans après, ni riz ni argent...le cri de détresse des commerçants. On parle de plus de 50 commerçants comoriens qui ont malheureu

Affaire Onicor : Deux ans après, ni riz ni argent...le cri de détresse des commerçants


Affaire Onicor : Deux ans après, ni riz ni argent...le cri de détresse des commerçants

Les commerçants qui réclament à l’ONICOR soit le riz, soit le remboursement de leur argent, ont passé leur deuxième nuit de sit-in devant le siège de la société nationale d’importation et de commercialisation du riz.

Cela fait deux ans que la société nationale d’importation et de commercialisation du riz leur a pris leur argent sans leur donner le riz promis. Jusqu’à maintenant, aucune solution n’a été trouvée pour mettre fin à cette injustice.

« Plus d’un milliard envolé»


On parle de plus de 50 commerçants comoriens qui ont malheureusement fait le choix de faire confiance à des responsables en leur donnant plus d’un milliard de francs comoriens avant de recevoir le riz. On leur aurait dit : « Le riz est dans un bateau accosté au port à Anjouan, amenez l’argent ». Ils l’ont fait, mais depuis, rien. Ni le riz, ni l’argent.Et c’est tout. La vie continue son cours. La justice ne semble pas se saisir de cette affaire. Le gouvernement se tait.

Les responsables de cette injustice, pour ne pas dire de ce qui pourrait être considéré comme un crime, mènent une vie tranquille. Responsables, parce que si cette affaire reste sans suite, il risque d’arriver un moment où aucun coupable ne sera identifié et où les responsabilités ne seront jamais établies.

Au vu de l’évolution de cette affaire, ces hommes et ces femmes pourraient être un jour, arrêtés et placés en cellule s’ils continuent d'organiser des sit-in. Ils pourraient être accusés de troubler l’ordre public.

« Le silence qui détruit des vies »


Mais ce que la justice et le gouvernement doivent savoir, c’est que cette injustice a déjà fait et continue de faire des victimes. « Je suis un homme fini. J’ai une dette de plus de 70 millions de francs comoriens dans une banque et la banque ne veut rien savoir. Elle veut son argent. Je risque de perdre tout ce que j’ai bâti difficilement durant des années », nous a confié l’un de ces commerçants, les larmes aux yeux.

Le gouvernement doit désormais s’intéresser objectivement et sérieusement à cette affaire pour sauver ce qui reste de ces commerçants, dont certains sont atteints physiquement à cause de ce qu’ils subissent. Sinon, il risque de faire le mauvais choix, celui de fermer les yeux sur une situation qui a déjà détruit la vie de nombreux commerçants et affecté leurs familles.

Dans ce cas, le gouvernement porterait une part de responsabilité dans la persistance de cette injustice, ce qui serait difficilement acceptable.

Ahmed Bacar

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