"Nous sommes une nation musulmane, attachée à des valeurs religieuses...coutumières et culturelles qui ont toujours façonné notre société. Ces valeur"
Depuis quelques heures, beaucoup critiquent la police nationale après la diffusion d’une vidéo montrant des jeunes contraints de couper leurs tresses dans les rues de Moroni. Chacun est libre d’avoir son opinion, mais il faut aussi regarder cette situation avec responsabilité et honnêteté.
Les Comores ne sont pas un pays sans identité. Nous sommes une nation musulmane, attachée à des valeurs religieuses, coutumières et culturelles qui ont toujours façonné notre société. Ces valeurs méritent respect et préservation, surtout à une époque où beaucoup de comportements extérieurs cherchent à s’imposer à notre jeunesse.
Défendre nos mœurs et notre culture ne signifie pas être contre les jeunes ni contre la modernité. Bien au contraire. Notre jeunesse doit évoluer, réussir et s’ouvrir au monde, mais sans oublier qui elle est et d’où elle vient.
Aujourd’hui, certains parlent uniquement de liberté individuelle, mais toute liberté a aussi des limites lorsqu’il s’agit du respect des principes d’une société, de sa religion et de ses traditions.
La police nationale a aussi pour mission de préserver l’ordre social et les repères de notre pays. Cela ne veut pas dire qu’il ne faut pas dialoguer ou sensibiliser davantage, mais il est injuste de condamner systématiquement ceux qui cherchent à protéger les valeurs qui constituent l’âme des Comores.
Préserver notre identité culturelle et religieuse n’est pas une honte. C’est une responsabilité collective.
Bacar Mvoulana, ministre de l'éducation

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