Moroni face à la violence gratuite : L’artiste Soubi victime. Cet acte n’est pas un simple fait divers. Il est le reflet d’une violence de plus en plu
Moroni face à la violence gratuite : L’artiste Soubi victime
Mercredi soir, devant le magasin Sawa-Prix, près de la Gare du Nord (EGT), Soubi attendait simplement son fils. Un moment ordinaire, dans un lieu fréquenté, sans aucune tension apparente. Pourtant, en quelques minutes, cette scène banale s’est transformée en drame.
Un individu visiblement sous l’emprise de l’alcool s’est approché en provoquant une personne assise non loin de l’artiste Soubi. Grâce au sang-froid du gardien de Sawa-Prix et de Soubi lui-même, la situation a été calmée. L’individu s’est éloigné, laissant croire que le danger était écarté.
Mais après quelques pas, il est revenu. Cette fois pour demander une cigarette. Soubi lui a répondu calmement qu’il n’en avait pas et a même sollicité son camarade, qui a confirmé la même chose. Sans avertissement, sans raison, l’individu a alors violemment frappé Soubi à la tête. Le coup fut si brutal que Soubi perdit connaissance sur place.
Alertée par la gravité de la situation, une personne habitant à proximité a rapidement mis sa voiture à disposition pour transporter Soubi en urgence à l’hôpital El-Marouf. Il a été pris en charge et soigné, avec de nombreux points de suture, témoignage de la violence de l’agression. Aujourd’hui encore, l’agresseur reste introuvable.
Cet acte n’est pas un simple fait divers. Il est le reflet d’une violence de plus en plus présente dans les rues de Moroni, une violence imprévisible, gratuite, qui frappe des citoyens paisibles dans des lieux publics, à n’importe quelle heure. Personne n’est à l’abri.
Il est urgent de dénoncer cette insécurité grandissante, d’interpeller les autorités et de rappeler que l’alcool, l’impunité et l’indifférence ne doivent plus servir d’excuses. Moroni mérite d’être une ville où l’on peut attendre son enfant sans risquer sa vie, une ville où la paix et le respect reprennent leur place.
La violence ne doit jamais devenir une normalité.
Abdallah Chihabiddine

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