Mariage de comoriens annulé à Nice : "Nous n’acceptons pas ce genre d’incivilités". Depuis 2012, Nice impose à tous les futurs mariés la signature d’u
Le maire de Nice Christian Estrosi a annulé un mariage civil de comoriens ce samedi après que le cortège nuptial a commis de multiples infractions au code de la route, bloquant notamment la voie rapide. Les futurs mariés devront fixer une nouvelle date.
Nice : un mariage civil annulé après les débordements du cortège nuptial
Un couple devait s’unir civilement au parc Phoenix ce samedi 17 janvier. Mais les multiples violations du code de la route commises par leur cortège ont poussé le maire Christian Estrosi à annuler in extremis la cérémonie, relate Nice matin. Une décision ferme qui rappelle l’application stricte de la charte de bonne conduite signée par tous les futurs mariés.
Un cortège qui franchit les limites
Les festivités ont rapidement dérapé ce samedi matin à Nice. Le cortège accompagnant un couple comorien vers le parc Phoenix, lieu de célébration des mariages civils, a multiplié les infractions. Blocage complet de la voie rapide Mathis, excès de vitesse, passagers sans ceinture, exhibition de drapeaux : la liste des manquements constatés s’est révélée particulièrement longue.
Selon les images du Centre de supervision urbain et les constats des forces de l’ordre, certains participants sont allés jusqu’à s’asseoir sur les portières des véhicules, drapeau comorien à la main. La circulation a été totalement paralysée dans un sens de la voie rapide pendant près d’une minute, direction parc Phoenix.
Une intervention rapide des autorités
Les premiers signalements sont parvenus aux services municipaux dès 9h27. Le cortège bloquait alors la rue Marceau avant de s’engager sur la voie rapide. Romain, responsable opérationnel de la police municipale, retrace le parcours chaotique : “Ils ont pris la voie rapide vers Trachel, puis rue Reine-Jeanne. Les gens étaient assis sur les portières. À 9h39, ils ont bloqué la voie rapide pendant une bonne minute.”
L’interception a eu lieu dès la sortie de la voie rapide. Imen Jaidane, l’élue municipale chargée de célébrer l’union, a immédiatement été alertée. Vers 10h20, les futurs époux ont été reçus par cette dernière et la police municipale pour être informés de l’annulation.
Une charte de bonne conduite bafouée
Christian Estrosi a justifié sa décision par un principe simple : “Le mariage civil est un acte solennel de la République. Il ne saurait être précédé ou accompagné de comportements irresponsables, dangereux ou contraires à la loi.” Le maire rappelle que ces actes constituent une atteinte grave à l’ordre public et à la sécurité des Niçois.
Depuis 2012, Nice impose à tous les futurs mariés la signature d’une charte de bonne conduite. Ce document engage les époux et leurs invités à respecter strictement le code de la route, à proscrire tout comportement dangereux et à garantir le bon déroulement des festivités dans le respect des lois. Plusieurs mariages ont déjà été annulés pour non-respect de ces engagements, dont un en mai 2024 suite à une dizaine de délits dangereux.
Réactions et suite de l’affaire
Les futurs mariés, bien que très déçus, ont semblé découvrir certains comportements de leurs invités selon la police municipale. Aucune protestation n’a été enregistrée lors de l’annonce. Le couple devra reprendre contact avec le service de l’état civil pour fixer une nouvelle date de cérémonie civile.
Najim Maecha, président de l’association Comoriens Nice Côte d’Azur, a condamné fermement ces agissements : “Nous n’acceptons pas ce genre d’incivilités. J’ai eu le père du marié, un des piliers de la communauté à Nice. Personne ne se réjouit de ce qui s’est passé. Nous faisons les choses dans les règles.”
La tradition respectée malgré tout
Malgré l’annulation du mariage civil, la cérémonie coutumière prévue dans l’après-midi au restaurant du Théâtre national de Nice a bien été maintenue. Cette célébration traditionnelle permet au couple et à leurs proches de respecter les rites culturels, même si l’union officielle devra attendre.
Christian Estrosi a conclu en réaffirmant sa position : “Je ne tolère aucune dérive, aucune entrave à la circulation, aucun manquement aux règles communes. À Nice, les lois de la République s’appliquent à tous, sans exception.”
©Police & Réalités

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