Deux rencontres, une même vision : Al imam Azali Assoumani, bâtisseur d’une diplomatie d’émergence. En observant ces deux séquences diplomatiques, on
Deux rencontres, une même vision : Al imam Azali Assoumani, bâtisseur d’une diplomatie d’émergence
À travers ses récentes rencontres internationales, d’abord avec Son Excellence João Lourenço, Président de la République d’Angola, puis avec Son Excellence Badr bin Hamad Al Busaidi, Ministre des Affaires étrangères du Sultanat d’Oman, le Président Azali Assoumani confirme la cohérence et la maturité de sa vision diplomatique : une diplomatie d’ouverture, de complémentarité et de développement partagé, au service des Comores émergentes.
Ces échanges, tenus dans des contextes géopolitiques distincts mais animés d’un même souffle, traduisent la volonté d’un chef d’État résolument engagé dans la consolidation des alliances africaines tout en renouant avec la profondeur historique et culturelle du monde arabe. Ils illustrent une vérité simple : les Comores se réaffirment sur la scène internationale non comme un petit État dépendant, mais comme une nation partenaire, confiante dans sa souveraineté et sa vision.
I. À Luanda : une alliance africaine pour la souveraineté partagée
Invité à participer aux cérémonies marquant le cinquantenaire de l’indépendance de l’Angola, le Président Azali Assoumani a été reçu en audience par le Président João Lourenço. Au-delà du symbole, cette rencontre revêt une portée politique majeure : celle de la reconnaissance du rôle diplomatique croissant des Comores au sein du continent africain.
Les deux dirigeants ont convenu de créer une commission mixte Comores–Angola, un cadre de coopération dynamique qui ouvre de nouveaux horizons dans des secteurs stratégiques : énergie, éducation, commerce, santé et sécurité maritime.
Ce choix traduit une conviction commune : le développement de l’Afrique passe par la solidarité entre ses régions et par la construction de partenariats pragmatiques fondés sur la complémentarité et la confiance.
L’Angola, puissance énergétique et pilier de l’Afrique australe, peut ainsi accompagner les Comores dans la modernisation de leurs infrastructures et dans la consolidation de leur sécurité maritime.
En retour, les Comores offrent un point d’ancrage stratégique au carrefour de l’océan Indien, entre l’Afrique et le monde arabe. Par cette initiative, le Président Azali Assoumani ancre notre diplomatie dans le réalisme et la vision, loin des alliances de façade : une diplomatie de résultats, au service du peuple comorien.
II. Avec le Sultanat d’Oman : le renouveau d’une fraternité historique
Quelques jours plus tard, à l’occasion d’une autre rencontre de haut niveau, le Président Azali Assoumani a reçu le Ministre des Affaires étrangères du Sultanat d’Oman, Son Excellence Badr bin Hamad Al Busaidi. Cette entrevue, empreinte de profonde fraternité et de mémoire partagée, a mis en lumière la dimension historique et spirituelle des liens entre les Comores et Oman , deux peuples unis par la foi, la culture et le sang.
Le Président Azali a rappelé que « les Comores et Oman ne sont pas simplement deux pays amis, mais deux familles issues d’une même source ». Dans cette phrase, tout est dit : la diplomatie comorienne s’appuie désormais sur une profondeur identitaire, sur l’histoire commune comme vecteur de coopération durable.
Mais cette fraternité ne se limite pas aux symboles.
Le Président a su inscrire cette relation dans la dynamique du Plan Comores Émergent (PCE), cadre de transformation économique et sociale du pays. Le Sultanat d’Oman a répondu présent, donnant son accord de principe pour un appui financier à la fois pour les Jeux des Îles de l’océan Indien 2027 et pour le financement de projets structurants du PCE.
Cet engagement concret illustre la confiance internationale que suscite désormais la vision présidentielle comorienne.
Le ministre omanais a d’ailleurs salué la clarté et l’ambition du leadership d’Azali Assoumani, réaffirmant la volonté de Mascate de soutenir le développement des Comores et d’accompagner leur essor régional.
Une visite officielle du Président Azali à Mascate est d’ores et déjà envisagée pour consolider ces engagements et ouvrir une nouvelle ère de coopération.
III. Une diplomatie sud-sud assumée : l’équilibre entre l’Afrique et le monde arabe
En observant ces deux séquences diplomatiques, on mesure la cohérence stratégique de la politique étrangère comorienne. D’un côté, le continent africain, berceau de la solidarité et espace naturel d’intégration économique.
De l’autre, le monde arabe, partenaire historique et financier de premier plan. Entre les deux, un trait d’union stratégique : les Comores, fières de leur identité double, africaine et arabo-musulmane.
Le Président Azali Assoumani a su transformer cette identité hybride en atout géopolitique.
Il fait des Comores un pont de dialogue et de coopération, capable de relier l’Afrique de l’Est à la péninsule arabique, le Sud au Sud, dans une logique d’équilibre et de réciprocité.
Cette vision s’inscrit dans une philosophie claire : le développement des Comores ne se fera ni dans l’isolement, ni dans la dépendance, mais dans l’interconnexion stratégique.
C’est cela, la diplomatie d’émergence : une diplomatie qui lie la souveraineté nationale à la solidarité internationale.
IV. OUI , un leadership diplomatique au service de l’émergence nationale
À travers ses déplacements et ses rencontres, le Président Azali Assoumani démontre qu’il n’est pas seulement un chef d’État attentif aux défis internes, mais aussi un leader diplomatique qui porte la voix des Comores avec assurance et respectabilité.
En Angola comme à Oman, il a su conjuguer fierté nationale et ouverture constructive, confirmant que la stature internationale d’un pays ne dépend pas de sa taille, mais de la clarté de sa vision. Sous son impulsion, les Comores passent du statut d’observateur à celui d’acteur influent dans les relations Sud-Sud.
Le RDDC salue cette orientation, qui redonne à notre pays une place légitime dans le concert des nations et traduit, sur le plan diplomatique, la même ambition de transformation que celle portée par le Plan Comores Émergent.
Aujourd’hui, plus que jamais, les Comores avancent sur la voie de l’émergence — avec dignité, avec confiance, et sous la conduite d’un Président qui comprend que la diplomatie n’est pas un luxe, mais un levier essentiel du développement.
Fakihi Mradabi
Président du RDDC
Paris,le 1er Novembre 2025

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