Drame évité de justesse à Koimbani : quand le silence des autorités piétine la justice et l’honneur d’une famille. Et pourtant, trois jours plus tard.
Drame évité de justesse à Koimbani Oichili : quand le silence des autorités piétine la justice et l’honneur d’une famille
Koimbani, Quartier Cour-Moyen – Nuit du 18 octobre 2025.
Un incendie volontaire a failli tourner au drame lorsqu’une habitation occupée par une famille du quartier a été la cible d’un acte criminel. Grâce à l’intervention divine et à la vigilance de quelques riverains, la tragédie a été évitée. Mais l’essentiel est là : une tentative d’incendie criminel, en pleine nuit, dans une maison habitée. Ce n’est pas un simple incident : c’est une attaque directe contre la vie humaine.
Le suspect, identifié sur les lieux, est un jeune homme originaire de Koimbani. Dès le soir même, et le lendemain dimanche 19 octobre, la famille victime a fait ce que toute famille en danger ferait : alerter les autorités, déposer plainte à la gendarmerie, informer la famille du suspect. Tous les signaux d’alarme ont été lancés.
Et pourtant, trois jours plus tard, toujours aucune réaction des autorités locales ni de la gendarmerie de Koimbani. Ni interpellation, ni audition, ni même le moindre début d’enquête visible. Silence radio. Inertie complète. Et pendant ce temps, la famille visée vit dans l’angoisse, sous le choc, sans réponse.
Ce silence, cette inaction, ce refus d'agir, représente plus qu’un dysfonctionnement : c’est une trahison. Une trahison de la promesse de sécurité que chaque citoyen est en droit d’attendre. Une trahison de la justice, de l’égalité, de la dignité humaine. Une trahison, surtout, envers une famille qui aurait pu tout perdre cette nuit-là.
Nous refusons de laisser cet acte devenir un fait divers oublié. Nous refusons que la lenteur — ou le refus — de la justice devienne une norme. Le suspect est connu, identifié. Il ne revient pas à la famille victime de “ramener” un criminel. Ce n’est pas son rôle. Ce n’est pas sa mission. C’est à la justice de faire son travail. Immédiatement.
Aujourd’hui, une famille vit dans la peur. Aujourd’hui, une communauté est en colère. Aujourd’hui, un acte criminel reste impuni.
Et demain, à qui le tour ?
Il ne s'agit pas seulement d'une maison brûlée. Il s'agit de la sécurité de tous, de l’honneur de chacun, de la valeur de notre justice.
À ceux qui pensent que “cela n'arrive qu’aux autres”, sachez que ce drame a eu lieu chez nous. Et nous ne nous tairons pas.
La justice ne doit pas être à deux vitesses.
La sécurité ne doit pas être optionnelle.
L’honneur d’une famille ne doit pas être piétiné dans l’indifférence.

COMMENTAIRES