Après l’aéroport c’est au tour de la Poste d’annoncer une vague de licenciement ! Une décision brutale qui suscite l’incompréhension et l’indignation.
Vague de licenciements à la Poste des Comores
Une trentaine d’employés remerciés sans indemnisation
Après les licenciements survenus à l’aéroport de Moroni, c’est désormais au tour de la Poste des Comores de se séparer d’une trentaine de ses employés au niveau national, 35 au total. 5 à Mohéli dont 2 femmes.
Une décision brutale qui suscite l’incompréhension et l’indignation parmi le personnel concerné.
Tout est parti de la scission de l’ancienne Société nationale des postes et services financiers (SNPSF) en deux entités distinctes : la Banque postale des Comores (BPC) et la Poste des Comores. À la suite de cette réorganisation, plusieurs jeunes agents récemment recrutés ont été automatiquement transférés à la nouvelle structure postale. Mais à leur grande surprise, ils ont été licenciés peu de temps après, sans préavis ni indemnisation.
Ces employés, pour la plupart des pères et mères de famille, se retrouvent aujourd’hui dans une situation de grande précarité, sans ressources pour subvenir aux besoins de leurs proches. Certains dénoncent un traitement injuste et une absence totale de communication de la part de la direction.
« Nous avons servi avec engagement et espéré une stabilité professionnelle, mais on nous a simplement remerciés sans explication ni compensation », témoigne un ancien employé sous couvert d’anonymat.
Cette vague de licenciements vient s’ajouter à un climat social déjà tendu au sein de plusieurs entreprises publiques, où les restructurations récentes se traduisent souvent par des suppressions d’emplois.
La direction de la Poste des Comores a envoyé une lettre à chacun des concernés afin de justifier sa décision.
En attendant, les ex-employés envisagent de faire entendre leur voix à travers des démarches syndicales et juridiques afin d’obtenir réparation et faire valoir leurs droits.
La rédaction de Mohéli Matin

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