La méritocratie fragilisée par des nominations contestées : Un instituteur nommé Conseiller juridique dans un ministère. Pour de nombreux observateurs
La méritocratie fragilisée par des nominations contestées : Un instituteur nommé Conseiller juridique dans un ministère
Dans l’administration comorienne, certaines nominations continuent de susciter l’incompréhension. Dernier exemple en date : la désignation d’un instituteur au poste de Conseiller juridique dans le cabinet d’un ministre.
Cette décision interroge, car elle semble aller à l’encontre des principes de compétence et de spécialisation qui devraient guider la gestion de la fonction publique. Le rôle de conseiller juridique, par définition, exige une expertise en droit que ne peut garantir une formation initiale d’instituteur.
Pour de nombreux observateurs, ce type de nomination illustre une dérive plus large : le poids du politique surpasse souvent les critères de qualification. « Nous comprenons que la politique influence les choix, mais il devrait y avoir des limites », confie un fonctionnaire sous couvert d’anonymat.
Au-delà de ce cas particulier, la question de fond reste celle de la crédibilité de l’administration. Dans un contexte où le pays est confronté à de nombreux défis économiques et sociaux, l’absence de rigueur dans les recrutements fragilise la confiance des citoyens dans les institutions publiques.
Si la logique politique continue de primer sur la compétence, la méritocratie – principe essentiel à toute bonne gouvernance – risque de s’éroder davantage, avec des conséquences directes sur l’efficacité de l’État.
Fahari Ibrahim

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