ÉCHEC CUISANT de l’opposition comorienne : une opposition qui s’oppose. Depuis 2019, l’opposition a multiplié les boycotts électoraux et les refus de.
ÉCHEC CUISANT de l’opposition comorienne : une opposition qui s’oppose
Le mardi 30 septembre, l’opposition comorienne a une fois encore appelé à une manifestation nationale, à Moroni, sur la place de l’indépendance. Comme prévu, ce fut un nouvel échec retentissant. Une fois de plus, les organisateurs se renvoient la balle, incapables d’assumer la responsabilité de leur fiasco. Cet épisode n’est pas un accident, mais bien le reflet d’une opposition engluée dans ses contradictions et prisonnière de ses divisions.
1. La stratégie de la chaise vide : un choix perdant
Depuis 2019, l’opposition a multiplié les boycotts électoraux et les refus de participation aux institutions. Elle croyait marquer une rupture et affirmer sa radicalité. Mais en vérité, elle n’a fait que laisser un boulevard politique au pouvoir. Comment prétendre incarner l’alternative quand on choisit systématiquement l’absence, le silence et l’inaction institutionnelle ?
2. Des guerres intestines fratricides
Plutôt que d’unir leurs forces, les leaders de l’opposition se déchirent dans des querelles fratricides. Les réseaux sociaux, devenus leur principal champ de bataille, regorgent d’insultes, de diffamations et de rivalités personnelles. Ce spectacle désolant achève de discréditer leur crédibilité et montre au peuple une opposition davantage préoccupée par ses luttes d’ego que par l’avenir national.
3. L’opacité financière et la défiance militante
L’échec ne se limite pas au terrain politique. L’épisode du Grand Madjilis de Marseille reste dans les mémoires : absence de transparence, gestion opaque des fonds, militants désabusés. Comment espérer convaincre le peuple si l’on reproduit les mêmes pratiques que l’on prétend combattre ?
4. L’illusion du soulèvement populaire
Face à leur incapacité à convaincre par les urnes, certains opposants en viennent à agiter le spectre du soulèvement populaire. Mais les Comoriens ne sont pas dupes. Ils connaissent trop bien ces leaders, souvent anciens gouvernants aux bilans ternis par des scandales. Le peuple aspire aujourd’hui à la stabilité, à des projets concrets, et non aux manipulations émotionnelles d’hommes en quête de revanche.
5. Clarification sur la tournante : vérité face à la manipulation
Les mêmes opposants tentent aussi d’exploiter le principe de la tournante pour semer la confusion. Ils prétendent que le Président Azali voudrait la remettre en cause. Rien n’est plus faux. Comme l’a rappelé Youssoufa Mohamed Ali, directeur de cabinet du président chargé de la Défense :
« Le président n’a jamais évoqué une quelconque remise en cause du principe de la tournante. Ce sont des fantasmes nourris par ceux qui manipulent l’opinion à des fins politiciennes. »
À Dar-Najah, le chef de l’État a simplement proposé une réflexion collective, dans le cadre du cinquantenaire de l’indépendance, pour évaluer l’Accord-cadre de Fomboni et renforcer notre unité nationale. Un forum inclusif est d’ailleurs prévu en février 2026 à Fomboni. Voilà la vérité, loin des manipulations stériles.
6. Ma conviction : l’émergence à l’horizon 2030
En tant que Président du RDDC et membre du CRC, je réaffirme ma conviction profonde dans le projet d’émergence 2030 porté par le Président Azali Assoumani. C’est un projet de stabilité institutionnelle, de modernisation économique et de progrès social. C’est la seule voie réaliste pour briser nos fragilités structurelles et inscrire durablement les Comores sur la voie du développement.
J’appelle donc mes compatriotes, de l’intérieur comme de la diaspora, à tourner le dos aux chants démagogiques et aux appels au chaos. Le moment est venu de construire, pas de détruire. L’histoire jugera sévèrement ceux qui auront préféré la division au détriment de l’unité nationale.
7. OUI , une opposition à la croisée des chemins
L’opposition comorienne est face à un choix : soit elle persiste dans les querelles, l’opacité et les illusions révolutionnaires, et restera spectatrice de l’histoire. Soit elle se réforme en profondeur et accepte les règles démocratiques.
En 2025, l’heure est venue de dépasser les calculs personnels et de marcher ensemble vers l’émergence 2030. Car l’avenir de notre nation ne se construira pas dans la rue ni dans les querelles virtuelles, mais dans le travail, la stabilité et l’unité.
Fakihi Mradabi
Président du RDDC
Paris le 30 septembre 2025

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