"Après avoir tenté de me faire assassiner, le colonel Azali poursuit ses manœuvres en utilisant l’Ordre des avocats comme instrument de répression..."
COMMUNIQUÉ DU CABINET DE MAÎTRE SAÏD LARIFOU Ancien Bâtonnier par intérim, ancien membre du Conseil de l’Ordre des avocats
Depuis plusieurs mois, le Conseil de l’Ordre des avocats de Moroni, sous l’influence directe d’instructions politiciennes, a engagé contre moi une série de procédures disciplinaires et administratives dans l’objectif manifeste de m’empêcher d’exercer ma profession d’avocat.
Les griefs qui me sont reprochés sont fallacieux. On m’accuse, à tort, d’avoir mentionné sur mon papier à en-tête ma qualité D’ANCIEN BÂTONNIER PAR INTERIM ET DE MEMBRE DE L’ORDRE. Or, chacun sait que j’ai effectivement exercé ces fonctions, d’abord à Saint-Pierre de La Réunion, avant mon inscription au barreau de Moroni. De plus, alors que J’étais à l’étranger, j’ai posé ma candidature et j’ai été régulièrement élu membre du Conseil de l’Ordre des avocats de Moroni.
On m’incrimine également pour mon absence du territoire national. Pourtant, il n’est nullement contesté que je suis à jour de mes cotisations ordinales, réglées régulièrement, sans qu’aucune transparence ne soit assurée sur leur usage. J’ajoute que je fais partie des rares avocats inscrits au barreau de Moroni à disposer d’un cabinet structuré, avec du personnel permanent. Ma disponibilité et mon engagement constant pour défendre les Comores et mes compatriotes comoriens en Afrique et à l’international, ne sont un secret pour personne.
Comment expliquer dès lors qu’à la demande même de certains membres du Conseil de l’ordre des avocats de Moroni en exercice , en raison de mon exil , je leur avais donné procuration pour voter lors de leur élection ? Comment nier que j’ai été élu membre du Conseil alors que je me trouvais à l’étranger ?
La vérité est ailleurs. Après avoir tenté de me faire assassiner le 25 mars 2019 par ses militaires, le colonel Azali Assoumani poursuit aujourd’hui ses manœuvres en utilisant l’Ordre des avocats comme instrument de répression. Son objectif est clair : me réduire au silence et me livrer à sa machine autoritaire.
Qu’il sache une chose : rien ne me fera reculer. Je suis et je resterai engagé dans le combat contre sa dictature et ses complices institutionnels. Azali Assoumani et ses alliés n’empêcheront jamais que je défende et soutienne mes compatriotes, mon pays, l’Afrique et les valeurs universelles de justice, de liberté et de démocratie.
J’ai déjà saisi les juridictions compétentes contre Azali Assoumani et ses collaborateurs pour crimes économiques et assassinats. Ces décisions iniques, qui portent sa marque, ne font que renforcer ma détermination.
Je dénonce avec force cette décision arbitraire et annonce officiellement que j’interjette appel. Mon combat se poursuivra, avec la même énergie et la même conviction, jusqu’à la victoire du droit et de la justice.
Paris, le 9 septembre 2025
Contact Paris : 130 Rue des poissonniers chez Kari - 75018 Paris (France)

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