Y a-t-il trahison au sommet de l’État ?

PARTAGER:

Y a-t-il trahison au sommet de l’État ? Le peuple comorien n’a pas trahi. Le Président non plus. Mais certains de ses collaborateurs les plus proches.

Y a-t-il trahison au sommet de l’État ?

Y a-t-il trahison au sommet de l’État ?

Depuis son retour aux affaires, Son Excellence Al Imam Azali Assoumani, Président de l’Union des Comores, s’est engagé sur une voie résolument orientée vers l’unité nationale, la stabilité des institutions et l’émergence à l’horizon 2030. Fidèle à cette vision, il a toujours prôné la loyauté, la rigueur et la cohésion au sein de l’appareil d’État. Mais aujourd’hui, une question brûlante interpelle l’opinion publique, la base militante et les patriotes sincères : Y a-t-il trahison au sommet de l’État ?

Une trahison politique d’origine interne


Le peuple comorien n’a pas trahi. Le Président non plus. Mais certains de ses collaborateurs les plus proches semblent s’être éloignés des principes qu’il incarne. Car comment expliquer que des opposants virulents d’hier soient aujourd’hui promus à des postes sensibles, parfois même stratégiques, sans aucune évaluation morale ou engagement clair envers la politique présidentielle ? Pendant ce temps, les militants historiques, fidèles et dévoués, ceux qui ont porté le projet présidentiel à bout de bras, sont mis de côté, oubliés, voire méprisés.

L’affaire dite « Bachar », du nom d’un activiste actuellement incarcéré à Moroni pour atteinte à la sûreté de l’État, est un symptôme de ce dysfonctionnement grave. Tous les prévenus dans cette affaire sont d’anciens opposants recyclés, placés au cœur de l’appareil d’État sans filtre. C’est parmi eux que les fuites les plus sensibles ont eu lieu. Ce n’est donc pas un hasard : on ne peut pas bâtir un État fort sur l’opportunisme politique.

La base militante sacrifiée, l’opportunisme récompensé


La politique de l’émergence à l’horizon 2030 a besoin d’hommes et de femmes loyaux, enracinés dans la République, investis dans le projet. Mais à la place, certains conseillers du Président ont fait le choix de courtiser les anciens adversaires, dans l’espoir naïf de désamorcer l’opposition. Ce calcul est non seulement inefficace, mais il est destructeur. Il démobilise les fidèles, démotive les militants, et alimente le cynisme dans la société comorienne.

Le cas de Mboudé : symbole d’une injustice criante


Un exemple parmi tant d'autres : la région de Mboudé. Cette région, fidèle à la majorité présidentielle, est aujourd’hui victime d’une injustice flagrante dans la répartition des nominations. La région est divisée en deux entités naturelles : le Nord et le Sud.

Or, 90 % des nominations présidentielles attribuées à Mboudé proviennent du Sud, tandis que le Nord, pourtant électoralement plus fidèle, ne reçoit que 10 % des postes. Les statistiques électorales le prouvent : le Nord de Mboudé a toujours voté massivement en faveur de la majorité présidentielle. Mais au lieu d’être récompensé pour cette loyauté démocratique, il est mis de côté au profit de logiques clientélistes et régionales, dictées par certains lobbys internes qui ont pris le pas sur les critères objectifs de mérite et de fidélité.

Cette situation est non seulement injuste, mais elle est aussi dangereuse. Elle alimente un profond sentiment d’exclusion, renforce les divisions régionales et affaiblit le socle de l’unité nationale tant prônée par le Président lui-même.

Un appel au redressement politique


Le Rassemblement de la Diaspora pour le Développement des Comores (RDDC) appelle le Président de la République à reprendre le contrôle sur les orientations stratégiques de son gouvernement. Il est temps de redonner leur place aux militants de conviction, de rétablir l’équité entre les régions et de couper court à la politique de la récompense offerte à ceux qui n’ont jamais cru au projet national.

La trahison ne vient pas du peuple. Elle ne vient pas du Chef de l’État. Elle vient des conseillers qui, par calculs personnels, manipulent les rouages de l’État pour servir leurs réseaux au détriment de l’intérêt national. Cette trahison ne doit plus être tolérée.

Pour que les Comores émergent, pour que 2030 ne soit pas un slogan vide, il faut recentrer la politique sur la fidélité, la compétence et la justice. Il faut écouter ceux qui, depuis le début, ont cru. Il faut récompenser ceux qui ont combattu pour l’unité, et non ceux qui l’ont sapée.

Par Fakihi Mradabi, Président du Rassemblement de la Diaspora pour le Développement des Comores (RDDC)

COMMENTAIRES

Chargé tous les articles Aucun article trouvé VOIR TOUT Lire la suite Répondre Annuler la réponse Supprimer Par Accueil PAGES ARTICLES Voir tout RECOMMANDÉ POUR VOUS CATÉGORIE ARCHIVE RECHERCHER TOUS LES ARTICLES Aucun article trouvé avec votre recherche Retour à l'Accueil Dimanche Lundi Mardi Mercredi Jeudi Vendredi Samedi Dim Lun Mar Mer Jeu Ven Sam Janvier Février Mars Avril Mai Juin Juillet Août Septembre Octobre Novembre Décembre Jan Fév Mar Avr Mai Jun Jul Aoû Sep Oct Nov Déc juste maintenant il y a 1 minute $$1$$ minutes ago Il ya 1 heure $$1$$ hours ago Hier $$1$$ days ago $$1$$ weeks ago il y a plus de 5 semaines Followers Follow CE CONTENU PREMIUM EST VERROUILLÉ ÉTAPE 1: Partager sur un réseau social ÉTAPE 2: Cliquez sur le lien sur votre réseau social Copier tout le code Sélectionner tout le code Tous les codes ont été copiés dans votre presse-papiers Impossible de copier les codes / textes, appuyez sur les touches [CTRL] + [C] (ou CMD + C avec Mac) pour les copier. Table des matières