Augmentation des droits de douane : une mesure injuste et préjudiciable en période de festivités

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Augmentation des droits de douane : une mesure injuste et préjudiciable en période de festivités, selon le bureau du parti RDCE Auvergne Rhône-Alpes..

« Augmentation des droits de douane et suppression des exonérations de la Taxe sur la consommation (TC) précédemment accordées à El-Marouf et SONELEC. » : une mesure injuste et préjudiciable en période de festivités, selon le bureau du parti RDCE Auvergne Rhône-Alpes, en France.

Augmentation des droits de douane : une mesure injuste et préjudiciable en période de festivités

En cette saison de vacances, de célébrations et de retrouvailles, le peuple comorien s’apprête à vivre des instants de joie et de convivialité. Cependant, à l’approche de ces moments d’unité, une décision gouvernementale vient jeter une ombre sur cette atmosphère festive : l’augmentation des taxes douanières et l'abrogation des textes portant sur l’exonération de la Taxe sur la consommation (TC) accordée à l’hôpital El-Marouf, aux établissements de santé périphériques, à la SONELEC et SONEDE.

Une telle mesure, prise en plein cœur de la période de fêtes, apparaît comme une provocation supplémentaire à l’encontre d’une population déjà éprouvée par la crise économique et sociale qui secoue le pays. Elle vise principalement les commerçants, importateurs, PME, PMI et la diaspora, véritable moteur de l’économie nationale. La diaspora, qui chaque année envoie des millions d’euros pour soutenir les familles et financer des projets locaux, voit ses efforts considérés comme une simple ressource fiscale à exploiter, sans reconnaissance ni soutien. Au contraire, cette politique risque d’aggraver la misère et la pauvreté endémique, déjà alarmantes.

Tout le monde pensait que cette mesure visait à soutenir un secteur stratégique ou social de l’économie. Pourtant, il apparaît que l’arrêté daté du 11 juillet 2025, annonçant une hausse des droits de douane, avait pour seul objectif de renforcer les finances de l’État, déjà fragilisée par des dépenses excessives liées aux festivités nationales ou à l’indemnisation des employés licenciés de maniere abusive à l’aéroport Said Ibrahim. En effet, les fonds qui auraient dû servir à leur indemnisation ont été dépensés dans le cadre des célébrations du cinquantième anniversaire de l’indépendance. Selon des sources non officielles, cette décision aurait également été prise pour éviter des protestations de la part de ces salariés mécontents.

Mais jusqu’où peut-on continuer à financer de mauvaises décisions et le train de vie de ceux qui méprisent le contribuable.

Le parti RDCE, ainsi que la diaspora comorienne en France, dénoncent avec fermeté cette décision. Elle ne peut qu’accroître la détresse sociale, notamment dans un contexte où le coût de la vie ne cesse d’augmenter, où le chômage et la précarité touchent une part importante de la population. La vie quotidienne des citoyens est déjà marquée par la cherté des produits de première nécessité, les licenciements massifs dans la fonction publique et les entreprises publiques, ainsi qu’une économie en déclin.

Il est inacceptable d’imposer encore davantage aux acteurs économiques et aux citoyens, surtout dans des secteurs vitaux tels que l’hôpital El-Marouf ou la SONELEC, qui bénéficient jusque-là d’un minimum de soutien de l’État.

Ne peut-on pas se demander si continuer à faire payer 100 000 KMF par jour aux malades sans ressources ni assistance à l’hôpital « Dubai » est humain ou raisonnable ? Souhaite-t-on leur demander encore plus, en supprimant les exonérations qui facilitent leur accès aux soins ? Où veut-on que vivent nos compatriotes dans ce contexte à Dar es salam ou à Tananarive ? Car cette logique d’austérité, qui frappe déjà les plus faibles, ne peut que provoquer une détérioration accrue de leur situation au sein de leur propre pays.

Nous affirmons qu’augmenter les taxes douanières en cette période critique revient à fragiliser davantage le pouvoir d’achat des Comoriens, à compliquer la vie des commerçants et à précipiter la fermeture de nombreux petits commerces, déjà dépendants des importations. La réaction en chaîne pourrait être dévastatrice : si la diaspora, principal fournisseur de marchandises et de fonds, décide de réduire ou de suspendre ses transferts en signe de protestation, c’est toute l’économie nationale qui risque de s’effondrer de l’intérieur. Pouvez-vous envisager ce qui pourrait se produire si les prix poursuivent leur hausse en conséquence de cette augmentation des taxes ?

Le RDCE en France appelle donc les autorités comoriennes à faire preuve de responsabilité et à reculer face à ces mesures injustes et contre-productives. Des alternatives existent pour équilibrer le budget national, notamment en encourageant la relance économique, le développement local et la valorisation des initiatives privées. Une gestion fiscale plus efficace, notamment par la lutte contre la fraude, l’élargissement de la base d’imposition à d’autres secteurs et la simplification des procédures, permettrait d’accroître les recettes sans pénaliser davantage une population déjà fragilisée.

Pour illustrer qu’une autre voie est possible, le RDCE souhaite rendre hommage à notre président d’honneur, Mouigni Baraka Said Soilihi. Lorsqu’il était receveur des Douanes, il a réussi à collecter plus d’un milliard de KMF sans augmenter les taxes douanières, grâce à une gestion rigoureuse et à la lutte contre la fraude. En tant que gouverneur à Ngazidja, il a financé des projets sociaux importants, comme la mutuelle de santé ou la gratuité des fournitures scolaires, suppression des droits d’inscription scolaire en évitant tout alourdissement fiscal. Son exemple démontre qu’une gestion saine et innovante peut permettre de financer le développement sans sacrifier le bien-être des citoyens.

Aujourshui, le gouvernement manque de compétences spécifiques, de vision claire et de projets structurants pour sortir de la crise économique et réduire le déficit budgétaire.
Ces lacunes expliquent en partie l’incapacité du gouvernement à anticiper et à mettre en œuvre des solutions durables face à des déficits récurrents.

Au lieu de se reposer uniquement sur la taxation, il serait plus judicieux de créer un environnement propice à la croissance, en encourageant la production locale pour réduire la dépendance aux importations coûteuses.
La diaspora, quant à elle, pourrait être un levier de développement, à condition d’être soutenue par des mécanismes favorables à l’investissement productif, comme des fonds dédiés ou des incitations fiscales.

Le parti RDCE, section Auvergne Rhône-Alpes appelle à un changement de cap. Il est urgent d’adopter une politique fiscale intelligente, équitable et axée sur la croissance, pour préserver la stabilité sociale et économique de notre pays. La solidarité, la responsabilité et la vision doivent guider nos décisions, afin que les Comores puissent avancer vers un avenir plus juste et prospère, où chaque citoyen, chaque entrepreneur, chaque famille pourra vivre dignement.

Bureau politique du parti RDCE, Région Auvergne Rhône-Alpes, France.
Tel : +334.57.36.69.47
Par BACAR Mmadi

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