19 mai 2025 : Sept ans de honte, sept ans d'injustice – Sambi, prisonnier d’un régime voyou. Ce régime n’a ni honneur, ni scrupules. Il ne respecte ni
19 mai 2025 : Sept ans de honte, sept ans d'injustice – Sambi, prisonnier d’un régime voyou
Le 19 mai 2018, Ahmed Abdallah Mohamed Sambi, ancien président des Comores, est arrêté. Sept ans plus tard, jour pour jour, il croupit toujours en prison. Pas parce qu’il a été jugé équitablement. Pas parce qu’il a été reconnu coupable sur la base de preuves. Non. Il est en prison parce qu’il gêne. Parce qu’il dérange un pouvoir autoritaire qui redoute toute voix libre, toute figure d’alternative, toute pensée souverainiste.
Ce régime n’a ni honneur, ni scrupules. Il ne respecte ni la Constitution, ni les droits humains, ni la vérité. Il a transformé notre justice en arme de persécution, et notre pays en terrain de chasse pour les prédateurs économiques et politiques. Pendant que Sambi est enfermé, les vrais coupables, ceux qui ont pillé les Comores, ceux qui ont transformé la citoyenneté comorienne en marchandise, dorment tranquilles au palais de Beit-Salam.
Oui, sous Azali Assoumani, des milliers de passeports comoriens ont été bradés à des étrangers, à coups de millions détournés. Ce n’était pas un programme de développement, c’était une opération de magouille. Une machine à cash au profit d’un clan mafieux qui a vendu l’âme de la nation. Et pour masquer ce crime d’État, ils ont fabriqué un coupable : Sambi. Ils l’ont emprisonné sans preuves, sans procès digne, sans justice. Ils l’ont enterré vivant dans une cellule pendant que leurs comptes bancaires gonflaient.
Mais rien n’effacera la vérité. Sambi n’est pas un criminel. Il est un prisonnier politique. Un homme qui paie le prix de son indépendance d’esprit et de sa fidélité au peuple. Pendant ce temps, Azali Assoumani et ses complices se comportent comme des seigneurs coloniaux dans un pays qu’ils traitent comme leur propriété privée.
Azali a trahi la nation. Il a trahi la mémoire de ceux qui se sont battus pour l’indépendance. Il a trahi la jeunesse comorienne à qui il ne laisse qu’un héritage de misère, de corruption et d’exil forcé.
Mais qu’il le sache : le peuple comorien n’oublie pas. Le peuple comorien ne pardonne pas. Il se souviendra que le 19 mai 2025 marque non pas sept ans de justice, mais sept ans de honte nationale. Et il se lèvera. Car on peut emprisonner un homme, mais on ne peut pas emprisonner une conscience.
Azali, ton règne finira. Et ce jour-là, la justice ne portera pas ton uniforme. Elle portera la voix du peuple.
Je crois, j’ai dit.
Pr. BASHRAHIL
Président du comité de soutien Ahmed Abdallah Sambi

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