"Vous poursuivez le braquage d’une partie d’un territoire des Comores en usant de la force, de la ruse, du mensonge et de la corruption". Sans état d’
Valognes, le 22 Avril 2025
Bonjour Monsieur Le Président,
Il est dommage M. Macron, que concernant l’île de Maoré, vous n’ayez pas réussi à vous hisser à la hauteur du droit international. N’ayant pas réussi à vous débarrasser des œillères de l’intérêt particulier et de l’orgueil, vous continuez comme vos prédécesseurs à piétiner un droit que vous prétendez défendre dans d’autres situations.
Vous poursuivez le braquage d’une partie d’un territoire des Comores en usant de la force, de la ruse, du mensonge et de la corruption. Sans état d’âme, vous prolongez la discorde et la haine que la France a installées entre des femmes et des hommes d’un même peuple, propageant comme tant d’autres inconscients avant vous, que les comoriens de l’île de Mahoré ne seraient pas des comoriens.
Vous auriez pu M. Macron, sortir la tête haute de ce scandale qui dure depuis plus de cinquante ans. Mais, la déambulation devant des enfants, des femmes et des hommes à Tsingoni, qui vous acclamaient pour de l’argent, semblait vous réjouir et correspondre à l’arrogance dont vous avez fait preuve à maintes et maintes reprises, face aux moins défavorisés.
Le cynisme permanent des différents gouvernements et présidents successifs sur l’île de Maoré n’est pas à la hauteur du pays de déclaration des droits de l’homme.
Le ministre des affaires étrangères du gouvernement Bayrou, se vantait sur une radio nationale de renvoyer par an, vingt cinq mille comoriens de l’île de Maoré vers l’île de Ndzouani. Il y a plus de vingt ans, votre prédécesseur annonçait les mêmes chiffres. Une petite multiplication aboutit à presque cinq cents mille expulsés. Vous voyez bien qu’il y a quelque chose qui cloche.
Aucun mur en bois, en ciment ou en fer comme vous venez de l’annoncer de manière démagogique, n’empêchera des hommes et des femmes d’une même famille, d’une même culture et d’un même territoire de se rencontrer.
Peut-être que le temps passant, en dépensant un pognon de dingue et en utilisant la loi du plus fort, la France arrivera à acheter les comoriens de Maoré. Quelle honte.
Je vous prie d’accepter M. Macron, mes sincères salutations.
Soidriddine Mohamed

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