Projets avortés, le Président AZALI fut berné par des porteurs de faux projets Les détournements des fonds publics peuvent s’opérer de plus...
Les détournements des fonds publics peuvent s’opérer de plusieurs manières.
Je vais uniquement en parler de l'une des manières en expliquant comment se passe le détournement de fonds d'un projet avec la complicité des étrangers.
En effet, des investisseurs étrangers qui veulent dérober de l'argent au niveau de leurs organismes cherchent un pays d'accueil pour jouer ensemble une complicité.
Une fois les deux parties tombées d’accord, une fausse étude de faisabilité est rapidement réalisée.
Cette dernière fixe le coût du projet, le faux retour d’investissement, l’impact économique, social et environnemental.
Le document est transmis au partenaires étrangers notamment les faux investisseurs. Les partenaires du pays d'accueil sont informés que le projet a obtenu le financement demandé.
La prochaine étape est celle de la visite des faux investisseurs au pays d’accueil. Ces derniers reçoivent un accueil chaleureux de la part de ses partenaires locaux.
Une visite sur le site du faux projet, une conférence de presse et un passage à la télévision sont programmées.
L’événement est immortalisé, enregistré pour prouver au signataire du financement du projet de l’existence réelle de ce dernier .
Il faut savoir que deux autorités peuvent être bernées par les cadres du projet issus de l'une et de l'autre partie, investisseurs et pays d’accueil.
Ces deux personnes sont :
La personne qui signe la validation du financement et le président de la République du pays d’accueil malgré leur motivation. C’est le cas du Président AZALI et de ses prédécesseurs
Un deuxième voyage est réalisé par les faux investisseurs au pays d’accueil pour inaugurer la pose de la première pierre avec la complicité d'une société écran parlant d'une construction d'un bâtiment, de l’adduction d’eau, des routes, des écoles ou de l’électrification d'une zone.
La société écran joue le rôle de médiation pour le blanchiment d’argent entre les faux bailleurs et les cadres locaux corrompus sous la bénédiction d'une banque locale. C'est avec ou sans avis d’appel d’offres qu'elle se voit attribuer le soit disant marché public. En réalité la société écran est souvent préparée en amont et en aval.
Le jour-j, celui de la pose de la première pierre l’ambiance est bon enfant avec la présence du président de la République, des représentants des faux investisseurs, du ministère en charge du projet, des cadres du projet, du préfet de la région, de l’intercommunalité, des directeurs, des cadres administratifs, de la population locale en tenue traditionnelles, des notables, des médias, des associations avec leur danse folklorique.
Des discours témoignant la gratitude de la région ,de l'impact économique et social sont précédés par la lecture de quelques versets du Saint Coran . L' événement est couronné par des plats festifs dont les notables vident les caisses du village ou prennent chacun en charge une bonne partie du festin.
C'est vraiment un scénario digne d'un filme indien.
Après la cérémonie, tout le monde part satisfait avec des commentaires sur le déroulement de l’événement. Quelques jours plus tard, la société écran, c’est-à-dire l'entreprise de construction vient jouer sa complicité avec le dépôt de matériel de construction, des engins et un poste de Gardiennage sur le site.
Apres trois mois de travaux, le chantier peine à continuer puisqu'il est à sa phase d'abandon, une obéissance de la complicité puisque le patron s'est vu versé 1/20 ième du coût du projet pour jouer une simulation.
Tout ça pour berner l’autorité suprême de la nation et désillusionner toute une région.
Quant aux bénéficiaires du projet, ils constatent peu à peu que leur rêve est une désillusion.
Le coup est joué en moins de cinq mois puisque la combine du blanchiment de l’argent a bien réussi.
C’est ce qui s’est probablement passé dans la zone de HANDOULI à propos du projet de construction d'un complexe hôteliers lequel le journaliste OUBEIDILLAH se demande le sort de cet hôtel de rêve devenu un abris de fantômes.
Au final c'est la politique du gouvernement qui est accusée de mauvaise gouvernance.
Par conséquent, des mandats électoraux locaux deviennent difficiles pour les partisans du gouvernement, d’où la naissance d'une opposition locale.
Ce texte sert également à faire l' autopsie des projets avortés tels que la maison de pêche à Voidjou, la destruction du Galawa Beach contre un nouveau hôtel.
Ces sabotages ont tous obéis à la loi des faux investisseurs.
Voilà pourquoi au pays de l'émergence le peuple se réveille tous les jours avec des projets en peaux de chagrin.
Ali Mbae Kamal
COMMENTAIRES