Une déclaration du Maire de Moroni, capitale de l'Union des Comores indigne, irresponsable et condamnable
COMMUNIQUE - DÉCLARATION PUBLIQUE :
Une déclaration du Maire de Moroni, capitale de l'Union des Comores indigne, irresponsable et condamnable.
Je condamne avec fermeté la déclaration du Maire de Moroni, qui dit que les jeunes ont chez eux...comme si Moroni n'était pas la capitale des Comores. Ces propos indignes d'élus doivent être condamnés par tous car ils reflètent un sentiment de chauvinisme, de relents séparatistes et mettent à mal la cohésion nationale. Ils sapent le sentiment d'appartenance à une nation commune.
Je rappelle que Moroni est la capitale de l’Union des Comores et en tant que telle, cette ville appartient à tous citoyens comoriens. Si des élus ont voulu faire voter loi instaurant un statut particulier à la ville de Moroni c'est bien la reconnaissance de fait du statut spécifique de Moroni.
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Autant, on peut comprendre les mesures nécessaires d'assainissement et de sécurisation des lieux publics à condition des préavis et des avertissements clairs soient mis en œuvre avec des propositions crédibles de solutions alternatives pour les jeunes commerçants du secteur informel de la capitale des Comores, autant il ne peut être admis des propos indignes et sous-entendant du chauvinisme et le rejet du caractère national de Moroni.
Un responsable politique digne de ce nom encore plus un élu de la capitale et de la République doit chercher à apaiser la situation tout en cherchant avec les pouvoirs publics centraux et des exécutifs insulaires des solutions durables au problème de la vente informelle mettant à mal la sécurité et la circulation publique avec des mesures de remplacement viables. Attiser la haine en demandant aux jeunes de rentrer chez eux est inacceptable et je condamne vivement les propos du Maire de Moroni.
J'appelle les associations, les élus de la République, le Ministre de l'Intérieur, le Ministre de la Justice et Garde des Sceaux et le chef de l'Etat à condamner de tels propos qui introduisent furtivement un sentiment de séparatisme et de chauvinisme indigne de la République de l'Union des Comores dont l'une des devises est l'Unité.
Appelons à la démission du Maire de Moroni et son remplacement par son premier adjoint. Exigeons sa démission pour éviter la récidive de tels comportements séparatistes.
Le silence éventuel des Autorités publiques et des Ministres en charge de la Décentralisation et de la justice pourrait être considéré comme une approbation de tels propos antirépublicains. Ils seraient considérés comme complices de velléité de saper la cohésion nationale et l'Unité de la République de l'Union des Comores. En tant que citoyen comorien, j'invite les élus de la République en premier lieu le chef de l'État et les membres du Gouvernement à assumer pleinement leurs responsabilités y compris la sauvegarde de l' Unité nationale et la préservation de la cohésion sociale.
J'appelle également aussi bien les partis politiques que les citoyens à condamner les propos tenus par le Maire de Moroni, capitale de l'Union des Comores.
Par Darchari MIKIDACHE, acteur politique et citoyen comorien