L'ex-ministre française du Budget demande un débat national sur le mariage et l'adoption par les couples homosexuels et préconise mê...
L'ex-ministre française du Budget demande un débat national sur le mariage et l'adoption par les couples homosexuels et préconise même de les «démarier» si l'UMP revient au pouvoir.
Valérie Pécresse, ancienne ministre du Budget et soutien de François Fillon pour la présidence de l'UMP, demande un débat national sur le mariage et l'adoption pour les couples homosexuels et n'exclut pas de transformer leur mariage en «union civile» en cas d'alternance.
«La priorité, c'est d'organiser un débat national sur ce sujet», «préalable à ce texte (...) des états généraux de la famille», a insisté Valérie Pécresse lundi sur LCI.
Interrogée sur un possible retour en arrière en cas d'alternance, Valérie Pécresse n'a pas exclu la possibilité d'une forme de démariage.
L'ancienne ministre a affirmé qu'en cas de retour au pouvoir de l'UMP, il serait possible de «démarier» les couples homosexuels déjà passés devant le maire. Les unions contractées seraient ainsi annulées et remplacées par une «union civile». «On peut tout à fait imaginer de mettre en place un statut qui soit un statut d'union civile, de transférer les droits d'union civile. Ça peut se faire», a-t-elle déclaré.
Pas de censure
«Tous les acteurs sociaux ont vocation à intervenir dans le débat public et à se faire entendre», a estimé Valérie Pécresse, alors que le président de la conférence des évêques de France, Mgr André Vingt-Trois, a appelé lundi à Lourdes les chrétiens à «se mobiliser» contre le projet de loi sur l'ouverture du mariage aux couples homosexuels. «On n'est pas dans un pays de censure. Si on se met à censurer la parole des acteurs sociaux, ça augure très mal du débat qui s'engage, a-t-elle ajouté. Les cultes ont vocation à s'exprimer, mais de même que tous les laïcs».
Alors que le projet de loi sur l'ouverture du mariage et de l'adoption pour les couples homosexuels est présenté mercredi en conseil des ministres, l'ancienne ministre du Budget a accusé «le gouvernement de François Hollande de dissimulation sur ses véritables intentions». «On ne sait pas jusqu'où ce projet va aller», a-t-elle fustigé. «Il s'agit de parler d'enfants, de filiation (...) Est-ce qu'on ira jusqu'à la procréation médicalement assistée»? (cga/ap)
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