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Les travaux de la commission d’enquête parlementaire commençant à voir le début de la fin, des gentlemen membres de cette commission entrent en scène. Objectif affiché : torpiller les travaux et, si possible, les enterrer et la commission avec. Le fait intervient alors que « shenda katsihule nakume (dix n’est pas loin de neuf), dit l'adage.
Photo d'archives ©Ahmed Abdallah Sambi

Mauvais manœuvriers, ils cachent à peine leur malfaisance car intervenant au moment inopportun, à l’heure où l’état d’avancement des travaux a atteint le point de non-retour. A tel point, un avion décolle ou s’écrase. Aux membres – disons les plus honnêtes et les plus droits dans leurs bottes – de choisir : voler ou s’écraser. Mais le choix qu’ils feront leur mérite bien. Je le respecterai car je les respecte eux-mêmes.

Alors que ces manœuvres insensées ont démarré, un autre manœuvrier a choisi le mauvais moment pour se rappeler à nous : AHMED ABDALLAH MOHAMED SAMBI (avec une succession de prénoms comme ça, ARM dit ‘‘ouf’’). 
Ne laissant pas le temps faire son œuvre pour le faire basculer dans l’oubli, voilà Sambi qui s’empare des réseaux sociaux. Il ne pourrait s’exprimer à la radio et à la télé. Président pendant cinq ans, il a verrouillé l’espace des libertés et notamment celles des médias publics avec une tentative, vaine, d'une «OPA» sur les médias privés. 

Aujourd’hui aucun journaliste de l’ORTC ne s’aviserait à lui tendre un micro ou d’Alwatwan à lui ouvrir les colonnes du quotidien. Ce serait un sacrilège. Et puis, et puis, anciens confrères journalistes, il faut savoir punir ces mauvais élèves de la démocratie, ces démocrates du verbe mais jamais des actes, ces prédateurs de la liberté de la presse dont Sambi fait partie. Fermons la parenthèse. 

Il faut dire que la manœuvre est mal engagée. Une manœuvre de ce genre, messieurs les anti-commission d’enquête parlementaire, se jouent comme de la musique, chacun jouant sa partition, comme a dit récemment le premier ministre français Edouard Philippe, tout en connaissant celle de l’autre. 

Les manœuvriers conduits par l’honorable député Tocha Djohar jouaient leur partition d’ailleurs peu maîtrisée. C’est en tout cas ce qui a été constaté lors de leur récente conférence de presse. Ils ignoraient totalement la partition de leur gourou, l’ancien président Sambi. Ils ne pouvaient pas imaginer qu’il allait interférer par réseaux sociaux interposés. 

Cette gaffe – c’en est une – de l’ancien raïs doit jeter un froid dans l’action des députés Tocha, Mhadji, Soulaïmana et consorts. Mais laissons-les à leurs manœuvres pour nous interroger sur les raisons de l’intervention de Sambi et ses propres manœuvres. On’est jamais mieux servi que par soi-même. 

Sambi demande à être auditionné publiquement car il craint que ses propos soient déformés et mal rapportés – en football, ça s’appelle réserve de qualification. Il a surtout menti en prétendant que la commission ne lui aurait pas envoyé de convocation. Monsieur Sambi souhaite surtout – c’est l’une de ses intentions cachées – imposer à la commission, sa méthode à lui. Pourquoi ne pas rédiger pour les enquêteurs les questions qu’il souhaite se faire poser ? Ce serait plus simple comme ça.

Autant que je sache, toutes les personnes auditionnées, l’ont été à huis clos. Pourquoi souhaite-t-il une audition publique, lui ? Une tribune politique, sans doute. La commission lui fera-t-elle ce privilège ? Je ne le crois pas. Je ne veux même pas y penser. 


Principal comptable de ce qui nous arrive avec l’histoire du programme de citoyenneté économique avec tous les dérapages que certains dénoncent, Monsieur Sambi n’avait pas à croire que la commission d’enquête allait faire sans lui. Pourquoi cette auto-invitation ? Pour se dire victime de non-invitation. Si Azali qui n’est ni de près ni de loin concerné par le fait a été auditionné, pourquoi pas lui ? 

En vérité, Sambi aime jouer à la victimisation. Jusqu’à nier être convoqué par la commission. Si l’ancien président souhaite s’exprimer en public dans le cadre de cette affaire, je l’invite à la patience. Il aura l’occasion de le faire lors d’une audience publique, devant un tribunal, dans un prétoire, dans un palais de justice aux Comores. Mais qu’il soit informé dès maintenant : aucune possibilité de choisir ses juges, pas plus que les questions posées. 
Les Comoriens ne sont pas idiots. Ils s’attendent à un procès public à l’issue des travaux de cette enquête. Ils espèrent que les travaux, une fois terminés, puissent aboutir à la saisie d'un juge. 

Si, évidemment, la commission d’enquête parlementaire sur le programme de citoyenneté économique va jusqu’au bout du boulot. 

Ce jour-là, le tribun Sambi pourra retrouver son auditoire, sa tribune et soûler le peuple de sa belle parole mielleuse. «Mtsowona ntrongo kamwaparo yiwona ntsiju vani » (sic), disait le maître de la parole Sambi selon lequel « Mpesa zavavo ntro » !!! ©Mohamed Hassani
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