« Deux ans, où en sommes-nous ? » : une démarche de responsabilité et de résultats

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« Deux ans, où en sommes-nous ? » : une démarche de responsabilité et de résultats. Cette progression constitue un indicateur de l’évolution du foncti

« Deux ans, où en sommes-nous ? » : une démarche de responsabilité et de résultats


« Deux ans, où en sommes-nous ? » : une démarche de responsabilité et de résultats

Le séminaire d’évaluation du Gouvernement, présenté par le Secrétaire Général du Gouvernement, Nour El Fathou AZALI, autour de la question « Deux ans, où en sommes-nous ? », marque une étape importante dans la conduite de l’action publique aux Comores.

Au-delà du bilan présenté, cette démarche traduit une évolution dans la manière de piloter l’action gouvernementale : il ne s’agit plus seulement d’annoncer des projets, mais de mesurer ce qui a été réalisé, d’identifier les difficultés rencontrées et de déterminer les priorités pour la période à venir.
C’est précisément là que réside la portée politique de cette évaluation.

Passer des engagements aux résultats


Depuis la mise en place de cette méthode d’évaluation, l’exécutif cherche à instaurer une culture de la performance, fondée sur les lettres de mission, les objectifs assignés aux ministères et le suivi de leur exécution. Les données rendues publiques montrent une progression du taux global de réalisation des objectifs gouvernementaux : la presse comorienne rapporte notamment un taux de 56 % pour l’exercice 2025, contre 18 % en 2024. (La Gazette des Comores).

Cette progression constitue un indicateur de l’évolution du fonctionnement administratif. Mais un indicateur de réalisation ne suffit pas, à lui seul, à mesurer l’impact réel d’une politique publique.
La véritable question politique est donc désormais : dans quelle mesure ces résultats se traduisent-ils concrètement dans la vie quotidienne des Comoriens ?

C’est sur ce terrain que l’action gouvernementale sera durablement jugée : l’accès à l’eau et à l’électricité, les infrastructures, l’emploi, la santé, l’agriculture, l’éducation, le pouvoir d’achat, mais également l’efficacité de l’administration et la qualité des services publics.

Une nouvelle culture de la responsabilité


L’un des enseignements majeurs de cette démarche est l’introduction progressive d’une logique de redevabilité dans l’action gouvernementale. Le Président Azali Assoumani avait déjà insisté, lors du séminaire gouvernemental de mai 2025, sur la nécessité d’une gouvernance fondée sur l’exécution, le suivi et la responsabilité, dans le cadre du Plan Comores Émergent. (Beit Salam)

Cette orientation est politiquement importante. Elle signifie que la responsabilité d’un ministre ou d’une administration ne doit pas être appréciée uniquement à travers les annonces ou les intentions, mais également à travers la capacité à transformer les décisions en réalisations concrètes.

Le rôle confié au Secrétaire Général du Gouvernement dans la coordination et le suivi de cette dynamique s’inscrit précisément dans cette logique. Le redressement des entreprises publiques : un enjeu stratégique. Le discours met également en avant les efforts entrepris pour redresser certaines entreprises publiques.

Cet aspect mérite une attention particulière. Les entreprises publiques représentent à la fois un patrimoine national, un instrument économique et un enjeu social. Leur redressement ne peut donc pas être considéré uniquement comme une opération comptable.

Il doit répondre à trois exigences : améliorer leur efficacité, réduire les difficultés structurelles et renforcer leur contribution au développement national. La réussite de cette politique dépendra notamment de la capacité à instaurer davantage de transparence, de responsabilité managériale et de suivi des performances.

Une vision qui doit désormais produire davantage d’effets


Le Plan Comores Émergent demeure le cadre stratégique de cette action gouvernementale. Les autorités ont réaffirmé leur volonté d’en faire une trajectoire concrète vers l’horizon 2030, avec des priorités portant notamment sur les infrastructures, l’eau, l’agriculture, l’emploi et les services sociaux. (Beit Salam)

Le défi des deux prochaines années sera donc celui de l’accélération.
Les Comores disposent d’une vision et d’un cadre stratégique. La question centrale est désormais celle de la capacité d’exécution. Un gouvernement peut présenter des objectifs ambitieux ; sa véritable crédibilité se mesure à sa capacité à les transformer en réalisations visibles, durables et équitablement réparties sur l’ensemble du territoire.

Mobiliser toutes les forces vives du pays


La conclusion du message de Nour El Fathou AZALI prend ainsi une dimension particulièrement importante lorsqu’il appelle à la mobilisation de toutes les forces vives. Le développement des Comores ne peut effectivement pas reposer exclusivement sur l’administration ou sur le Gouvernement.

Il nécessite la participation du secteur privé, de la société civile, de la jeunesse, des collectivités, des compétences nationales et de la diaspora comorienne, dont les compétences, les investissements et les réseaux internationaux constituent un potentiel important pour le pays. Cette mobilisation doit toutefois s’accompagner d’un cadre permettant à chacun de contribuer efficacement à l’effort national.

Le regard du Mouvement RDDC


Pour le Mouvement RDDC, cette démarche d’évaluation présente un intérêt politique majeur : elle installe progressivement dans le débat public une exigence de résultats. Nous considérons que les Comores doivent poursuivre cette culture de l’évaluation, tout en renforçant la transparence sur les objectifs, les résultats obtenus et leur impact concret sur la population.

L’évaluation ne doit pas être une simple photographie de l’action gouvernementale. Elle doit devenir un outil permanent d’amélioration de l’action publique. Deux ans après le début de cette nouvelle dynamique, le temps est donc venu de consolider les acquis, de corriger les insuffisances et surtout d’accélérer l’exécution des projets prioritaires. Deux ans : un bilan.

Deux prochaines années : un défi.
2030 : une responsabilité collective.

Les Comores ont besoin d’une action publique plus efficace, d’institutions capables d’exécuter leurs décisions et d’une mobilisation de toutes leurs forces vives.

Le Mouvement RDDC appelle à poursuivre cette dynamique de responsabilité, de résultats et de mobilisation nationale, dans l’intérêt supérieur de l’Union des Comores.

Fakihi Mradabi
Président du RDDC
Cadre et militant du CRC
Paris, le 02 octobre 2026

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