Moroni a soif au troisième millénaire. Ce qui est encore plus difficile à comprendre, c'est de voir des équipes venir couper des compteurs chez des ab
Moroni a soif au troisième millénaire
Nous sommes en plein troisième millénaire. Partout dans le monde, les progrès technologiques transforment le quotidien des populations. Pourtant, à Moroni, capitale de l'Union des Comores, l'accès à l'eau potable demeure un combat de tous les jours pour de nombreux habitants.
Il est difficile d'accepter qu'en 2026, des familles puissent passer des jours, voir des semaines, sans voir une seule goutte d'eau sortir de leurs robinets. Cette situation ne devrait plus être une fatalité. L'eau est un droit fondamental, pas un privilège.
Tous les habitants rapportent également qu'il arrive que de l'air sorte des robinets, au point de faire tourner le compteur d'eau. Si cela se produit réellement, une question légitime se pose : s'agit-il d'un dysfonctionnement technique du réseau ou d'un problème qui mérite une explication de la part de la société chargée de la distribution de l'eau ? Les usagers ont le droit d'obtenir des réponses claires, transparentes et fondées sur des éléments techniques.
Ce qui est encore plus difficile à comprendre, c'est de voir des équipes venir couper des compteurs chez des abonnés qui affirment ne pas être alimentés en eau depuis très longtemps. Comment sanctionner un service que certains disent ne plus recevoir depuis des années ? Avant toute mesure de coupure, il serait légitime de s'assurer que le service est effectivement rendu.
Les Comoriens ne demandent pas l'impossible. Ils demandent simplement de pouvoir ouvrir un robinet et voir couler de l'eau. Ils demandent un service public digne de ce nom, de la transparence et des solutions durables à une crise qui dure depuis bien trop longtemps.
Il est temps que cette question devienne une véritable priorité nationale. Le développement d'un pays passe aussi par l'accès régulier à l'eau potable. Moroni mérite mieux.
Lords Said Louey

COMMENTAIRES