La COI : l'arme fatale de la France contre les Comores. Les référendums organisés à Mayotte en 1976 furent des mascarades. On ne légitime pas une situ
La COI : l'arme fatale de la France contre les Comores
Le 8 juin 2026, le sommet de la COI s’est tenu comme de coutume. Le ministre comorien affirmant haut et fort Mayotte comorienne et la ministre française cherchant à noyer le poisson dans l’eau avec son intégration de Maore dans la COI.
Un peu d’histoire pour appréhender précisément la stratégie française
En 1975, la France était complètement isolée. Le maintien de Maore sous sa domination coloniale soulevait l’indignation générale.
Les référendums organisés à Mayotte en 1976 furent des mascarades. On ne légitime pas une situation contestée en organisant des consultations locales sous contrôle de la puissance qui en tire bénéfice. Aucune crédibilité donc au prétendu « choix des Maorais à rester français ».
A cela il faut ajouter la falsification ubuesque du droit international par la France. En effet Il n’y a pas, d’un côté, l’intégrité territoriale des Comores, et de l’autre, un hypothétique “droit du peuple maorais à disposer de lui-même”. Cette symétrie est une construction artificielle. Car enfin, de quel “peuple” parle-t-on ? À partir de quel moment une île qui appartient à un ensemble historique, culturel et humain homogène devient-elle un sujet autonome du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes ?
La réalité est connue, documentée, incontestable : les Comores formaient une entité territoriale unique au moment de l’indépendance. C’est cette unité qui fonde le droit. Tout le reste n’est que construction artificielle et partisane.
En fait c’est l’instrumentalisation de la COI et les compromissions des présidents comoriens depuis Azali 1 qui ont permis à la France de sortir la tête de l’eau. Sa stratégie au long terme, étape par étape nous a causé un lourd préjudice.
1ère étape : Rompre l’isolement de Mayotte.
La voie fut celle de la participation de Maore aux Jeux des Iles de l’Océan Indien (JIOI). Pour les Comores, Maore avait sa place dans la délégation comorienne. Ce n’est qu’en 2005, plus de trente ans, qu’Azali rompit la chaine du refus. Il céda à Chirac. Maore obtint le droit de participer en tant qu’entité indépendante aux JIOI
2ème étape : Installer la présence maoraise dans la région
Ensuite, la France élargit la brèche et pousse l’intégration de Maore dans toutes les instances de la COI afin de banaliser sa présence institutionnelle et de l’ancrer dans les mécanismes régionaux. La présence sportive et institutionnelle devient alors un argument politique : plus Mayotte participe, plus sa place semble normale, plus l’idée de son intégration régionale paraît acquise
3ème étape : Intégrer Maore dans la COI, comme membre à part entière.
L’intégration de Maore ne porte plus sur les cadres régionaux, non cela ne suffit plus, la France vise l’adhésion de Maore dans la COI comme membre à part entière. Un pas énorme vers la reconnaissance internationale du fait accompli français aux Comores.
Mais cela se brisera sur un mur puisqu’il faut l’accord des Comores. La France se trompe lourdement si elle croit pouvoir forcer les Comores à accepter l’intégration de Mayotte dans la COI, il s’agit là d’une ligne rouge absolue, non négociable et infranchissable. Aucun pouvoir aux Comores n'osera le franchir !
Dans sa prise de la présidence tournante de la COI, la France usera de tous les moyens pour arriver à ses fins. A notre peuple de tenir bon, de veiller à ce que les présidents du pays ne vacillent pas. Aux présidents d’oser assumer leurs responsabilités dans la défense de l’intégrité territoriale du pays.
Idriss 11/06/2026

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