Le deuil ne peut être complet sans la lumière de la justice. Le 29 mars 2019, trois hommes, trois pères de famille — le Major Nacerdine Abdourazak, le
Le deuil ne peut être complet sans la lumière de la justice
Le 29 mars 2019, trois hommes, trois pères de famille — le Major Nacerdine Abdourazak, le Commandant Fayçal Abdousalam et Salim Nassor — ont perdu la vie au camp militaire de Kandani.
Des années plus tard, nous ne savons toujours rien de précis.
Des bribes d’informations, mais aucune vérité officielle, aucun acte judiciaire à la hauteur du drame.
Exiger la vérité n’est ni un acte politique, ni une prise de position contre quiconque. C’est un droit humain fondamental. C’est une exigence républicaine.
En tant que citoyen apolitique et humaniste, je ne porte pas d’accusation. Je formule une exigence : que la justice soit indépendante, qu’elle éclaire enfin les responsabilités de chacun, qu’elle détermine qui a fait quoi, quand et où, et qu’elle identifie d’éventuels complices.
Nous avons droit à la vérité.
Nous avons droit de connaître ce qui s’est passé.
Sans cela, il n’y a pas de justice. Et sans justice, il n’y a pas de deuil accompli.
Aux familles, aux proches, à nos trois compatriotes : la vérité leur est due.
C’est une question d’humanité, pas de partisanerie.
Nakidine Mattoir

COMMENTAIRES