L’Empire du Cynisme : Quand le Glaive Déchire le Masque du Droit. Tournez ensuite les yeux vers la Syrie et le Liban. Ici, le masque tombe totalement.
L’Empire du Cynisme : Quand le Glaive Déchire le Masque du Droit
Le monde du 21ème siècle n’est pas celui des traités, des poignées de mains diplomatiques ou du concert des nations. C’est un théâtre d’ombres où des organisations internationales moribondes peaufinent des stratégies ostentatoires pour masquer une réalité que seule la naïveté feinte refuse de voir : le droit n’est qu’un cosmétique appliqué sur le visage de la force brute. On nous a gavés de fadaises historiques, érigeant la souveraineté des peuples en dogme sacré. Mensonges. La vérité, occulte et cruelle, est que nous n’avons jamais quitté l’ère des prédateurs. Seule la rhétorique a changé. Hier, on invoquait la volonté divine ; aujourd’hui, on nous chante la « démocratie » et les « droits de l’homme » pour justifier les pires ignominies.
Regardez le Venezuela. Qu’importe ce que l’on pense de Nicolas Maduro, l’acharnement à vouloir décapiter un État souverain par des tentatives d’enlèvement, des sanctions étouffantes ou des coups d’État téléguidés révèle la véritable nature de l’ordre mondial. La loi internationale interdit l’ingérence ? Quelle plaisanterie ! La loi n’est qu’une suggestion pour ceux qui possèdent les porte-avions et les circuits financiers. Le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes s’arrête là où commencent les intérêts des hégémons.
Tournez ensuite les yeux vers la Syrie et le Liban. Ici, le masque tombe totalement. Les intrusions systématiques d’Israël, menées au mépris total de l’intégrité territoriale de ses voisins, prouvent que les frontières sont des lignes de craie que le vent de la puissance efface à sa guise. Sous prétexte de « sécurité », on bombarde, on envahit, on fragmente. Où sont les sanctions ? Où est la clameur de cette « communauté internationale » si prompte à donner des leçons de morale ailleurs ? Elle se tait, car elle sait que la raison du plus fort est toujours la meilleure.
Dans nos propres nations, le spectacle n’est guère plus reluisant. Nos présidents, ces monarques au petit pied, s’entourent de cours à leur dévotion, composées de technocrates et de courtisans qui érigent des lois contre les citoyens qu’ils sont censés servir. La démagogie est l’anesthésiant de la masse ; et quand le peuple finit par se réveiller, on sort les matraques, on emplit les geôles, on étouffe l’opposition sous le poids d’une « légalité » factice.
Nous vivons l’ère du cynisme absolu. Prétendre que la loi prime sur l’agissement concret est une insulte à l’intelligence. Au 21ème siècle en 2026, la doctrine de La Fontaine n’a jamais été aussi actuelle. Nous ne sommes pas des citoyens du monde, nous sommes les sujets d’un empire mondialisé qui ne dit pas son nom, où les alliances d’intérêt ont remplacé la justice, et où la force brute reste l’unique arbitre de l’histoire. Il est temps de cesser de croire à leurs contes de fées diplomatiques. Le roi est nu, et le sceptre qu’il tient est une épée rougie par le sang des nations sacrifiées sur l’autel de la Realpolitik.
Par GHANEM Aboubacar, mémoire d’un citoyen véreux

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