À Belou, l’aboyeur de l’ethnicisme suprémaciste : un programme politique !

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À Belou, l’aboyeur de l’ethnicisme suprémaciste : un programme politique ! Soyons clairs. Il existe, dans notre pays archipélagique historiquement com

À Belou, l’aboyeur de l’ethnicisme suprémaciste : un programme politique !


À Belou, l’aboyeur de l’ethnicisme suprémaciste : un programme politique !

Il est des moments dans l’histoire d’un peuple où le silence devient une faute, et où la parole devient un devoir. Nous sommes à l’un de ces moments.

Depuis 1964, lorsque, par calcul et manœuvres ethnocentristes, la capitale administrative fut déplacée de Dzaoudzi à Moroni, un déséquilibre s’est installé. Tous les leviers de décision ont été arrachés aux équilibres naturels de l’archipel et concentrés entre les mains d’une seule île. Une dérive lente, mais obstinée, s’est installée : centralisme d’État outrancier et abusif, mépris institutionnalisé, arrogance politique.

Progressivement, une frange de l’élite politique de Ngazidja-Comore s’est enfermée dans une fiction dangereuse : celle d’une supériorité innée, d’un droit quasi sacré à commander, décider, distribuer et punir à sa guise. Longtemps dissimulée derrière des discours d’unité de façade, cette illusion s’exprime aujourd’hui sans retenue, au mépris de l’ordre constitutionnel.

Car chacun le sait : selon la Constitution originelle issue de l’accord-cadre de Fomboni de 2001, la présidence Tournante devait revenir à Anjouan. Depuis 2021, ce droit a été confisqué. Le pouvoir a été accaparé, transformant la présidence en une possession personnelle et illégitime. Cette usurpation n’est pas un accident : elle est le socle d’un système.

Soyons clairs. Il existe, dans notre pays archipélagique historiquement composé de quatre îles, des dirigeants ivres de pouvoir, dont l’ambition ne connaît ni limite ni retenue, et dont l’unique obsession est de se maintenir aux commandes ad vitam aeternam, envers et contre le droit, la morale et la volonté des peuples. Incapables de gouverner dans le respect des lois, de la Constitution et du suffrage populaire, ils s’agrippent au pouvoir telle une sangsue venimeuse, par la force, par l’usurpation, par la peur transformant l’État en propriété privée et la fonction publique en butin politique

Leur prétendu projet de société se réduit au népotisme, au clientélisme, à la corruption et au despotisme. Et lorsqu’ils échouent à gouverner car ils échouent toujours ils refusent toute remise en question et désignent un coupable commode, un exutoire facile, un bouc émissaire tout trouvé : Anjouan.

Un système de centralisme d’État soutenu par des hommes qui en assurent la continuité. Parmi eux, L’ENERGUMENE YOUSSOUF ALI BELOU, éternel directeur de cabinet et figure centrale de l’appareil sécuritaire, incarne cette domination. Par sa position, sa longévité, par son silence autant que par sa parole, il est un rouage essentiel d’un pouvoir de dérives graves : violences politiques, assassinats, prédation économique, répression et impunité organisée. Ici, l’ethnicisme n’est plus un discours : il est un instrument de domination.

C’est là le degré zéro de la politique. C’est le tribalisme d’État. Que nul ne s’y trompe : les Anjouanais n’ont rien à prouver. Ils n’ont jamais été un fardeau. Ils n’ont jamais vécu aux dépens des autres. Ils ont travaillé, résisté, enduré !

L’histoire ne ment pas. Lorsque la France s’est imposée dans l’archipel, elle n’a pas trouvé une nation unie, mais des entités souveraines, chacune légitime, chacune digne. L’assemblage qui a suivi n’a pas été un choix libre : il fut une construction coloniale. Tout le reste n’est qu’un récit fabriqué pour légitimer domination et injustice.

Depuis lors, Anjouan est instrumentalisée. Caution morale quand il faut émouvoir. Prétexte diplomatique quand il faut mendier. Variable d’ajustement quand il faut sacrifier. On invoque l’unité à l’international, puis on confisque l’aumône, les ressources, on centralise les richesses, on verrouille le pouvoir, et l’on abandonne une île entière à la misère abyssale. Voilà la vérité que les discours ethno-suprémacistes veulent dissimuler. Stigmatiser les Anjouanais. Les accuser de séparatisme.

À ceux qui croient exister politiquement en s’acharnant sur Anjouan, nous disons ceci :
Cessez de nous utiliser. Cessez de nous mépriser. Cessez de nous retenir captifs d’un système de centralisme d’État, hypocritement masqué derrière un unionisme trompeur et maléfique, qui nous étouffe et nous opprime. Lâchez-nous enfin les baskets ! Prenez votre indépendance et laissez-nous vivre en paix.

Nous ne sommes ni votre alibi, ni votre marchepied, ni votre otage historique. L’Anjouanais saura se tenir debout, avec ou sans vous, dans la dignité et dans la liberté. L’histoire est patiente. Mais elle est implacable. Elle n’oublie jamais ceux qui ont gouverné par la peur, la division et le mensonge. Elle finit toujours par demander des comptes.

Vive la fin de la domination ethno-suprémaciste !
Vive la dignité des peuples de l’archipel !
Vive Anjouan, libre et souveraine dans son destin !

Anli Yachourtu JAFFAR
03 janvier 2026

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