« Le Ministre des Finances a répondu aux questions de Me Mzimba avec précision, transparence et fermeté ». « Afin de favoriser l’inclusion financière.
Séance de questions orales aux Membre de Gouvernement à l’Assemblée de l’Union des Comores : Le Ministre des Finances et du Secteur bancaire au service de la transparence financière
Le jeudi 23 octobre 2025, l’Assemblée de l’Union des Comores a tenu une séance de questions orales consacrée au contrôle de l’action gouvernementale, un exercice fondamental dans toute démocratie. Plusieurs membres du gouvernement étaient invités à répondre aux interrogations des députés. Parmi eux, le Ministre des Finances et du Secteur bancaire, M. Ibrahim Mohamed Abdourazak, qui a répondu avec rigueur et clarté à une série de questions posées par l’Honorable Me Ibrahim Ali Mzimba, Président de la Commission des affaires étrangères de l’AUC.
Les échanges ont porté sur un sujet important:
la réglementation du chèque, un des moyens de paiement les plus utilisés dans notre pays.
Certains observateurs ont salué la pertinence des questions posées par le député Mzimba, mais il faut reconnaître que le Ministre des Finances a su convaincre par la solidité de ses réponses, démontrant une volonté ferme de lutter contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme.
Pour ma part, je souscris pleinement à la démarche engagée par le Ministre. Celle-ci vise à assécher les circuits de fraude, à priver les groupes criminels et les réseaux terroristes de tout espace financier susceptible de légitimer leurs activités. Le nouveau dispositif réglementaire adopté par le gouvernement s’inscrit dans une logique d’harmonisation complète des règles en matière de lutte contre le blanchiment. Sous notre législature, rappelons-le, une loi instituant une juridiction spéciale chargée des affaires de terrorisme et de son financement a été adoptée et promulguée. C’est une avancée majeure dans la consolidation de notre État de droit.
Le Ministre des Finances n’a pas seulement répondu sur le fond ; il a appuyé ses propos sur des bases législatives et réglementaires précises, renforçant la crédibilité de son discours. À titre d’exemple, il a rappelé que :
« Afin de favoriser l’inclusion financière, le décret n°05-105/PR du 28 novembre 2005 portant réglementation du chèque stipule dans son article 15 que le chèque est non endossable, sauf au profit d’un établissement de crédit ou d’un intermédiaire agréé. »
De plus, la loi n°13-003/AU du 12 juin 2013 sur la réglementation des activités des institutions financières, ainsi que le décret n°15-026/PR du 3 mars 2015 relatif aux systèmes et moyens de paiement, encadrent strictement l’usage des chèques. Le règlement n°15/2015/BCC/DSBR de la Banque Centrale des Comores précise quant à lui que :
« Les établissements teneurs de compte sont tenus d’émettre des chèques à barrement d’avance et intransmissibles par endossement, sauf au profit d’un établissement de crédit. »
Ces mesures, loin d’interdire la pratique du chèque, visent avant tout à sécuriser les transactions, limiter les fraudes et renforcer la traçabilité des paiements, tout en modernisant notre système financier.
S’agissant des transferts émis et reçus, le Ministre a rappelé que la Banque Centrale des Comores (BCC), en application du décret n°87/005 sur la réglementation de change, a fixé le plafond des transferts via les sociétés spécialisées à 1 million KMF. Tout transfert dépassant ce seuil doit obligatoirement passer par le canal bancaire, accompagné des justificatifs requis. Cette disposition a pour but de renforcer la lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme, conformément aux standards internationaux. Quant aux transferts reçus de l’étranger, ils demeurent soumis aux réglementations des pays d’origine, ainsi qu’aux seuils techniques fixés par les opérateurs eux-mêmes, des paramètres que chacun peut aisément vérifier auprès des agences concernées.
Entre autres mesures mises en place, la Digitalisation de la Monnaie renforce d’avantage cette politique de lutte contre le Blanchiment et c est ce que L’argentier a fait pour répondre à cette exigence sécuritaire d’une part, et d’autre part, faciliter les échanges par des méthodes bien sécurisées, sûres et moins coûteuses.
Oui, l’Honorable Me Mzimba était dans son rôle en posant ces questions légitimes. Mais force est de constater que le Ministre des Finances a répondu avec précision, transparence et fermeté, s’appuyant sur des textes solides et une vision claire de la gouvernance économique. Ces échanges démontrent parfaitement la vitalité démocratique de nos institutions et le souci partagé d’instaurer un cadre financier transparent et sécurisé, conforme aux normes internationales.
Vive le débat démocratique et contradictoire.
Maître BACO

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