"Ils ont peur de Juwa, parce que Juwa, c’est le peuple". À chaque élection, le peuple nous a placés en tête. Mais à chaque fois, les mêmes méthodes ma
Mesdames, Messieurs,
chers camarades,
chers compatriotes,
Depuis la création du parti Juwa par l’ancien président Ahmed Abdallah Mohamed Sambi, notre peuple a vu naître un véritable espoir.
Oui, un espoir de changement, un espoir de justice, un espoir de liberté. Dès le départ, les Comoriens et les Comoriennes ont compris que Juwa n’était pas un parti comme les autres : c’est le parti du peuple, c’est le parti du cœur, c’est le parti qui refuse la soumission et la compromission.
Et que s’est-il passé depuis ?
À chaque élection, le peuple nous a placés en tête. Mais à chaque fois, les mêmes méthodes mafieuses ont été utilisées : fraudes électorales, bourrages d’urnes, intimidations, corruption organisée.
Ils ont volé la victoire du peuple.
Ils ont confisqué la démocratie.
Et pour justifier leurs crimes, ils accusent Juwa de tous les maux. Mais la vérité est simple : ils ont peur de nous. Oui, ils ont peur de Juwa, parce que Juwa, c’est le peuple. Juwa, c’est la voix de ceux qu’on veut faire taire. Juwa, c’est la résistance face à la tyrannie.
Mes chers camarades, mes chers compatriotes,
Rappelons-nous ! Presque tous les membres du bureau politique national ont connu les geôles de ce régime.
Tous, sauf un. La prison, la persécution, les humiliations, nous avons tout subi. Et pourquoi ? Parce que nous avons refusé de plier. Parce que nous avons osé défendre la vérité.
Je n’oublierai jamais certaines images. Je pense au stade de Missiri. Je pense aux campagnes sous la pluie, dans Nyumakele, pour soutenir celui qui, en 2016, a trahi la confiance placée en lui.
Je pense aux paroles de Sambi :
« Je n’ai pas peur de la justice, mais de l’injustice. »
Et je pense à ce jour de novembre, quand Sambi, affaibli mais digne, entre au tribunal de Moroni. Le pas hésitant, le regard droit, il écoute l’énoncé d’un président d’une cour corrompu. Et ses mots résonnent encore aujourd’hui :
« Vous n’êtes pas habilités à me juger. C’est une cour de corrompus. » Voilà la vérité de notre pays ! Voilà ce qu’ils ont fait de nos institutions : une arme contre le peuple.
Mes chers amis,
Huit ans. Huit ans que nos leaders sont privés de liberté. Huit ans qu’ils veulent briser notre parti. Mais ils n’ont pas compris une chose essentielle : on peut emprisonner des hommes, mais on ne peut pas emprisonner une idée.
Et cette idée, c’est Juwa !
Cette idée, c’est la justice !
Cette idée, c’est la libération du peuple comorien !
Alors oui, les semaines et les mois à venir seront décisifs. Nous devons choisir nos responsables. Nous devons choisir notre leader. Mais attention ! Ce choix ne doit pas être un choix de confort ou de complaisance. Non ! Ce choix doit être celui du courage, celui de l’efficacité, celui de la victoire.
Car nous n’avons plus le droit de nous tromper.
Les prochaines échéances seront la clé.
La clé de la libération de nos leaders.
La clé de la libération de notre peuple.
La clé d’un avenir où la vérité triomphe enfin du mensonge.
Chers compatriotes, chers camarades,
L’unité est notre seule arme. La division est le poison du tyran. Si nous restons unis, ils ne pourront pas nous arrêter. Si nous restons unis, aucune prison ne pourra retenir nos leaders. Si nous restons unis, aucune fraude ne pourra écraser la volonté du peuple.
Alors je vous le dis aujourd’hui avec force :
Le temps de la peur est fini. Le temps du silence est fini. Le temps de l’action est arrivé !
Rassemblons-nous, organisons-nous, mobilisons-nous.
Car Juwa n’est pas un simple parti : Juwa est la voix de la liberté, Juwa est la force du peuple, Juwa est l’avenir des Comores !
Quand le pays gagne c’est le peuple qui gagne. Vive les Comores libres et unies.
Bagnolet le 27 septembre 2025.
Mbouss Ismail ALI

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