Sous Sambi, personne n’a crié au scandale quand des responsabilités de haute importance ont été confiées à des Anjouanais, notamment originaires de la
Sous le mandat de l’ancien président Ahmed Abdallah Mohamed Sambi, personne n’a crié au scandale quand des responsabilités de haute importance ont été confiées à des Anjouanais, notamment originaires de la même ville de Mutsamudu, parfois même issus de la même famille. À titre d’exemple : le ministère de la Justice, le ministère des Affaires étrangères, la direction de cabinet du chef de l’État, le Secrétariat général du gouvernement ou encore des postes d’ambassadeurs. Et pourtant, personne n’a polémiqué à ce sujet.
Pourquoi ? Parce qu’on jugeait Sambi sur sa gestion, sur ses choix politiques et économiques, et non sur l’origine de ceux qu’il avait choisis pour l’accompagner. Le mérite, l’engagement, la loyauté et la compétence primaient sur les considérations insulaires.
Aujourd’hui, ceux qui crient à l’injustice chaque fois qu’un poste n’est pas attribué à un membre de leur île manquent de hauteur. L’intérêt national doit passer avant les logiques insulaires.
J’assume mes propos, car je crois fermement que le débat contradictoire est le carburant qui fait tourner le moteur de la démocratie. Mais que ce débat reste digne, fondé sur les idées, pas sur les origines.
Abasse Mhadjou

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