Financer l'Université des Comores : une solution audacieuse du parti RDCE

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Financer l'Université des Comores : une solution audacieuse du parti RDCE. Ce montant est particulièrement significatif lorsqu'on le compare au budget

Financer l'Université des Comores : une solution audacieuse du parti RDCE


Financer l'Université des Comores : une solution audacieuse du parti RDCE

Face à cette crise qui menace de pousser des milliers des jeunes à l'abandon, le parti RDCE propose une solution novatrice et socialement équitable. Au-delà d'un assainissement indispensable des finances publiques, et loin de l'approche facile consistant à augmenter les frais de preinscription et d'inscription, le parti plaide pour une augmentation des taxes sur certains produits de luxe importés, comme l'alcool, le tabac et les parfums. Cette approche a pour but de dégager des ressources stables pour l'enseignement supérieur, un pilier crucial pour l'avenir du pays.

Une analyse quantitative basée sur les données d'importation de 2021 montre que cette stratégie est non seulement viable, mais aussi très prometteuse. Une simple augmentation de 10 % des taxes actuelles sur ces trois catégories de produits générerait des recettes supplémentaires estimées à 343,8 millions de francs comoriens (KMF) par an.

​Ce montant est particulièrement significatif lorsqu'on le compare au budget de fonctionnement de l'Université des Comores. Les crédits alloués aux dix facultés (composantes) de l'établissement s'élèvent à un total de 300 millions de KMF. Les recettes fiscales projetées excéderaient donc ce budget de plus de 40 millions de KMF, démontrant qu'une telle augmentation de la fiscalité pourrait potentiellement financer la quasi-totalité des dépenses de fonctionnement de l'université, soulageant ainsi une part significative de la dette structurelle de l'institution. Il ne suffirait cependant pas à combler le déficit d'investissement structurel de l'université.

Selon le président d’honneur du parti RDCE, Mouigni Baraka Said Soilihi, « Le fait de subventionner l'éducation par le biais de taxes indirectes, comme les accises sur les produits de luxe tels que le tabac, alcool et parfum, peut être perçu comme un transfert de richesse socialement acceptable. C'est un moyen de demander à la population de contribuer, à travers des dépenses non essentielles, au financement d'un service public fondamental, plutôt que d'augmenter les frais de preinscriptiin et d'inscription ou d'introduire des impôts directs ».

Cependant, cette mesure ne se veut pas être une solution unique, mais plutôt un élément clé d'un ensemble de réformes fiscales et économiques plus vastes. La diversification des sources de revenus de l'État et la lutte contre les vulnérabilités structurelles de l'économie comorienne demeurent des impératifs à long terme. Cette proposition représente un premier pas audacieux vers un avenir où l'éducation ne serait plus un luxe, mais un droit garanti par une fiscalité plus juste.

Par BACAR Mmadi

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