Harcèlement politique d’un citoyen comorien au Sénégal : Lettre ouverte à l'État sénégalais

PARTAGER:

Harcèlement politique d’un citoyen comorien au Sénégal : Lettre ouverte à l'État sénégalais. Mon séjour au Sénégal a été brutalement interrompu par un

Lettre ouverte à l'État sénégalais : une alerte face à l’injustice, la complicité politique et la violation de mes droits fondamentaux


Harcèlement politique d’un citoyen comorien au Sénégal


Harcèlement politique d’un citoyen comorien au Sénégal : Lettre ouverte à l'État sénégalais

Je m’adresse aujourd’hui à l’opinion publique sénégalaise, africaine et internationale afin de dénoncer publiquement les actes d’intimidation, d’abus de pouvoir et d’injustice dont j’ai été victime sur le sol sénégalais, un pays que j’ai longtemps considéré comme un espace de démocratie, de justice et d’accueil, mais où j’ai récemment découvert une tout autre réalité.

Mon séjour au Sénégal a été brutalement interrompu par une série de décisions arbitraires et manifestement concertées, impliquant à la fois des agents de l’État sénégalais et des représentants de l’État comorien. Cette situation, profondément injuste, trouve son origine dans un climat de complicité politique toxique entre le régime autoritaire de Macky Sall, dont le passage au pouvoir a été entaché de dérives dictatoriales et le président Azali Assoumani, ancien putschiste et actuel homme fort des Comores, avec lequel Macky Sall semble entretenir des relations étroites et opaques.

Au cœur de cette affaire se trouve un officier de police sénégalais, le lieutenant Diouf, affecté à la direction de la police des étrangers à Dieupeul, qui a procédé à la confiscation de ma carte de séjour, sans fondement légal ni explication valable, plongeant ma vie dans une précarité administrative et personnelle intolérable. Cette décision a été couverte, voire encouragée, par le Directeur Général de la police nationale sénégalaise, dans un silence institutionnel inquiétant.

Pire encore, cette opération s’est faite avec la complicité de diplomates comoriens en poste à Dakar, notamment l’ancien ambassadeur Moustakim Saïd Attoumane, le nouvel ambassadeur Ahmed Saïd Djanfar et Andinane Ibrahim, Premier conseiller à l’ambassade des Comores au Sénégal, Tous ont participé, activement ou passivement, à une entreprise de harcèlement diplomatique, visant à me réduire au silence et à m'empêcher d’exercer mes droits.

Fait important : des organisations de la société civile sénégalaise étaient informées de cette situation dès 2021, notamment la Rencontre Africaine pour la Défense des Droits de l’Homme (RADDHO), le Mouvement Y en a marre, et le collectif FRAPP (Front pour une Révolution Anti-impérialiste Populaire et Panafricaine) entre autres. Malgré plusieurs alertes, aucune action concrète n’a été engagée pour contrecarrer ces abus flagrants.

Les conséquences de cette injustice sont lourdes :
  • Mon projet de mariage a dû être annulé faute de régularisation de ma situation.
  • Impossible de passer mon permis de conduire au Sénégal, faute de cette pièce.
  • Ma candidature à l’inscription en doctorat à l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD) est impossible tant que je reste loin du Sénégal, sans cette carte de séjour.
  • Je suis empêché de retourner au Sénégal, pays dans lequel j’avais pourtant investi mon avenir personnel et professionnel.

Ces faits relèvent d’une grave atteinte à la dignité humaine, aux droits fondamentaux et à la libre circulation des personnes sur le continent africain. Ils constituent une violation manifeste du droit international, des conventions sur les droits des migrants, et des principes fondateurs de la CEDEAO.

Je tiens à rappeler que nul ne devrait être privé de ses droits pour des raisons politiques ou diplomatiques. Ce que j’ai subi est quasi un rapatriement forcé, orchestré par des États qui devraient protéger, non persécuter.

J’en appelle aujourd’hui :
  • À la société civile sénégalaise, pour qu’elle s’interroge sur les abus commis en son nom.
  • Aux autorités judiciaires, pour qu’elles fassent la lumière sur cette affaire.
  • Aux institutions panafricaines et internationales, afin qu’elles enquêtent sur cette situation et exigent réparation.
  • Aux nouvelles autorités sénégalaises, afin qu’elles ouvrent une enquête indépendante et approfondie sur cette grave violation de droit fondamental, commise sous le régime précédent.

Ce combat n’est pas seulement le mien : il est celui de tous ceux qui croient en une Afrique juste, souveraine et respectueuse des droits de l’homme.

Je ne me tairai pas. Je ne céderai pas. Je ne courberai pas.

« L’injustice quelque part est une menace pour la justice partout » Martin Luther King Jr.

Hafez El Assad 
Moroni, le 16 juillet 2025

COMMENTAIRES

Chargé tous les articles Aucun article trouvé VOIR TOUT Lire la suite Répondre Annuler la réponse Supprimer Par Accueil PAGES ARTICLES Voir tout RECOMMANDÉ POUR VOUS CATÉGORIE ARCHIVE RECHERCHER TOUS LES ARTICLES Aucun article trouvé avec votre recherche Retour à l'Accueil Dimanche Lundi Mardi Mercredi Jeudi Vendredi Samedi Dim Lun Mar Mer Jeu Ven Sam Janvier Février Mars Avril Mai Juin Juillet Août Septembre Octobre Novembre Décembre Jan Fév Mar Avr Mai Jun Jul Aoû Sep Oct Nov Déc juste maintenant il y a 1 minute $$1$$ minutes ago Il ya 1 heure $$1$$ hours ago Hier $$1$$ days ago $$1$$ weeks ago il y a plus de 5 semaines Followers Follow CE CONTENU PREMIUM EST VERROUILLÉ ÉTAPE 1: Partager sur un réseau social ÉTAPE 2: Cliquez sur le lien sur votre réseau social Copier tout le code Sélectionner tout le code Tous les codes ont été copiés dans votre presse-papiers Impossible de copier les codes / textes, appuyez sur les touches [CTRL] + [C] (ou CMD + C avec Mac) pour les copier. Table des matières