Fête nationale : Une célébration avec faste et une organisation réussie

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Fête nationale : Une célébration avec faste et une organisation réussie. Plusieurs Chefs d’Etat et de gouvernement ont honoré de leur présence cette c

Fête nationale : Une célébration avec faste et une organisation réussie


Fête nationale : Une célébration avec faste et une organisation réussie

50 ans d’indépendance, la population toujours en quête d’une vie meilleure !

Le dimanche, 06 juillet 2025, l’Union des Comores a célébré en grande pompe dans le stade international de Malouzini, le cinquantième anniversaire de son indépendance. D’abord, il faut souligner la bonne organisation de cet évènement et en féliciter les organisateurs, notamment le Comité d’organisation ainsi que les services concernés. Qui plus est cela tranche et corrige les couacs observés lors du dernier évènement tenu dans ce même lieu et il est réjouissant de constater que les leçons ont été tirées.

Plusieurs Chefs d’Etat et de gouvernement ont honoré de leur présence cette commémoration, dont la Présidente de la République unie deTanzanie, Madame Samia Suluhu Hassan qui a réaffirmé lors de son allocution, son engagement à œuvrer ensemble au renforcement de la coopération bilatérale dans tous les domaines au bénéfice des deux pays frères.

Le Président Azali Assoumani, a, de son côté salué les liens de fraternité solides et d’estime mutuelle qui unissent l’Union des Comores et la République unie de Tanzanie, réaffirmant sa volonté de poursuivre la coopération bilatérale au service des intérêts communs des deux pays. Le Président comorien n’a pas manqué de rappeler le rôle qu’a joué le voisin tanzanien dans la lutte en faveur de l’indépendance de son pays, en accueillant des personnalités et des mouvements qui œuvraient pour cette noble cause.

Marquer ce cinquantenaire était, non seulement, un devoir de mémoire notamment envers ceux qui se sont battus pour la décolonisation du pays, mais aussi un appel à la consolidation des acquis au premier rang desquels l’unité nationale et la paix. Le stade de Maluzini était archicomble, la population s’est déplacée massivement pour assister à cette cérémonie marquée de tant d’émotions, de souvenirs et de symboles.

Tout ça est bien beau et maintenant ?


Maintenant il faut agir puisque la situation du pays est loin d’être réjouissante et encore moins reluisante. Il faut être aveugle pour détourner les yeux de ce qui contribue au déclin du pays d’une manière inéluctable si des mesures fortes ne sont pas prises et une question essentielle s’impose à nous : quel pays voulons-nous léguer à nos enfants ? Depuis 50 ans, nous avons maintes fois changé de Présidents mais la tendance décliniste du pays quant à elle perdure !

Les Comoriens portent un regard dubitatif sur la situation de leur pays alors que beaucoup d’entre eux ne sont pas forcément déclinistes ni pessimistes, mais ont du mal à s’enthousiasmer pour ce que la classe politique, toute tendance confondue, a à proposer pour leur pays.

Dans un monde en constante mutation, marquée par les crises économiques, les bouleversements climatiques et les tensions géopolitiques, la responsabilité du gouvernement est grande, puisqu’elle ne se limite pas à gérer le présent mais elle exige une vision à long terme et un engagement ferme pour construire un pays prospère, autosuffisant, capable de faire face aux défis de demain.

Il n’est jamais trop tard pour prendre un nouveau départ !

Notre pays est doté de richesses naturelles, culturelles et humaines exceptionnelles qui ne demandent qu’à être exploitées. Il a devant lui un choix crucial : Rester dans un cycle de dépendance et de précarité ou construire un avenir prospère et autonome pour les générations futures.

Ce choix ne relève pas seulement des dirigeants. Il concerne chacun de nous, car c’est une responsabilité collective.

Réinventer la prospérité comorienne


La prospérité du pays ne doit pas se limiter à des aides extérieures et aux envois de la diaspora. Elle doit être locale. Pour cela, l’éducation doit être une priorité nationale et on ne peut que soutenir les assises sur l’éducation, organisées par le gouvernement dernièrement. Parce que nos enfants doivent être formés non seulement pour trouver un travail, mais aussi pour en créer.

Le soutien aux initiatives locales artisanales, technologiques et agricoles qui participent à l’économie réelle du pays est aussi indispensable, dans la mesure où l’Union des Comores importe une grande partie de ce qu’elle consomme, ce qui rend le pays vulnérable aux crises mondiales.

Oui, un autre avenir est possible. Il est fondé sur l’effort, la justice, la solidarité et l’amour du pays et nos enfants et petits-enfants nous en remercieront à l’occasion du centenaire de notre indépendance.

Said Omar Badaoui
Ancien diplomate (Bruxelles, Paris)

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