Aujourd’hui, c’est un jour de colère et de tristesse. Nous venons d’apprendre une autre affaire grave : celle de Hanissa Mmadi, originaire de Ntsinimo
Aujourd’hui, c’est un jour de colère et de tristesse
Nous venons d’apprendre une autre affaire grave : celle de Hanissa Mmadi, originaire de Ntsinimoipanga Mbadjini. Selon les informations relayées par sa famille, Hanissa a été violemment agressée par un homme de sa propre localité. Grièvement atteinte, elle a dû être évacuée à l’étranger pour recevoir des soins. Sa famille, profondément choquée, a eu le courage de saisir la justice.
Mais ce courage a été accueilli par un verdict glaçant : la relaxe de l’agresseur. Une décision qui laisse sans voix, et qui fait écho à un sentiment d’abandon que beaucoup de victimes connaissent trop bien.
Ce matin déjà, nous évoquions le cas bouleversant d’une jeune fille de 16 ans, victime d’un viol par un voisin.
Une plainte a été déposée, et pourtant… l’agresseur est toujours libre.
Pire encore, la mère de la victime a été violemment prise à partie par l’entourage du présumé agresseur. Verbalisée, frappée, humiliée, simplement pour avoir osé demander justice pour sa fille.
Où est la justice lorsque les victimes sont laissées seules face à leurs douleurs ?
Pourquoi certaines affaires mobilisent tout un pays, tandis que d’autres sont noyées dans le silence ?
Nous nous souvenons encore des mobilisations récentes pour une femme influente du gouvernement. Des pancartes, des manifestations, un soutien massif. Et c’était légitime. Mais aujourd’hui, alors que d’autres femmes subissent des violences physiques, où sont ces pancartes ? Où est cette indignation ?
Nous refusons que la souffrance d’une femme soit prise au sérieux seulement quand elle a un statut ou des relations.
Nous refusons qu’on choisisse quelles victimes méritent notre solidarité, notre mobilisation, notre justice.
Aujourd’hui, nous exigeons une égalité de traitement.
Une justice cohérente, équitable et protectrice.
Un droit de manifester pour chaque femme agressée, pas seulement pour celles qui sont visibles dans les cercles du pouvoir.
Parce qu’une agression, c’est une agression.
Parce qu’un silence, c’est une trahison.
Soutenir une victime n’est pas un privilège. C’est un droit.
On ne cesse pas de le répéter: Il est temps que chaque femme, chaque jeune fille, se sente entendue, protégée et défendue.
Collectif Hima
Photo : fcbk fm

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