Le Syndicat National des journalistes aux Comores exprime sa solidarité à Naïda Mohamed Jaffar

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Un 4x4 de la gendarmerie percute par le flanc une moto.Le Syndicat National des journalistes aux Comores exprime sa solidarité à Naïda Mohamed Jaffar.

Le Syndicat National des journalistes aux Comores exprime sa solidarité à Naïda Mohamed Jaffar

Communiqué N°21-009/SNJC


Le Syndicat national des journalistes aux Comores (SNJC) a appris avec consternation qu’un de ses membres, la journaliste Naïda Mohamed Jaffar, reporter et présentatrice à l’antenne de l’ORTC de l’île de Ndzuani, fait l’objet d’une convocation à la gendarmerie de Mutsamudu depuis le mardi 16 novembre. 

Celle-ci a d’abord été remise au rédacteur en chef de la télé, qui l’a « rejetée » en invoquant comme motif le fait que l’intéressée poursuit des soins médicaux, et est toujours sous le choc émotionnel de l’accident de la route dont elle a été victime trois jours avant. Elle a alors été remise au chef d’antenne.

Ce n’est pas la convocation en soi qui inquiète le SNJC, car tout justiciable peut en faire l’objet, mais c’est plutôt le contexte malsain qui l’entoure, et qui peut aboutir à une situation déjà vécue par d’autres confrères. Car la vérité est que tout ceci résulte d’une faute commise par la gendarmerie, qui a été dénoncée sur les réseaux sociaux, chose que les représentants de nos forces de sécurité digèrent mal.

Tout est parti d’un accident survenu le samedi 13 novembre à l’entrée du pont de Pagé. Un 4x4 de la gendarmerie percute par le flanc une moto chevauchée par Naïda et une amie. Les deux tombent et se blessent. La voiture des gendarmes s’arrêtent un peu plus loin, revient, ses occupants engagent une discussion avec les blessées et ils finissent par les mettre dans un taxi en direction de l’hôpital. 

Le lendemain des faits, des informations relayées sur Facebook sur cette affaire précisent que la gendarmerie n’a rien fait d’autre pour aider ses victimes à part les envoyer à l’hôpital. Le surlendemain, Naïda reçoit un appel d’un gendarme lui enjoignant de « se rendre » à la gendarmerie. Cette dernière répond qu’elle est toujours sous traitements médicaux. 

Un groupe de gendarmes se présente alors peu de temps après à la rédaction de l’ORTC-Anjouan pour la chercher, mais bien évidemment, elle ne s’y trouvait pas. Le mardi, c’est la convocation. Le rédacteur en chef à qui elle a été d’abord remise expliquera plus tard à Naïda que d’après les gendarmes, elle était convoquée dans le cadre d’une publication faite au sujet de son accident.

Le Syndicat National des journalistes aux Comores exprime sa solidarité à Naïda Mohamed Jaffar

Le SNJC dénonce toute forme d’intimidation et pression tendant à réduire au silence les journalistes.

Moroni le 18 novembre 2021
Le Bureau National du SNJC

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