Le procès pour trafic de drogue d'Aurore Gros-Coissy, une Française interpellée en 2011 à l'aéroport de Port-Lou...
Cette première audience a duré moins de deux heures et a été consacrée à l'interrogatoire, par le Parquet puis par la défense, du premier douanier ayant intercepté l'accusée à l'aéroport international de Port-Louis.
Sur le banc des accusés, Aurore Gros-Coissy, vêtue d'une robe noire, a suivi d'un air concentré les débats, esquissant quelques sourires lors de l'interrogatoire du témoin par son avocat, Me Gavin Glover.
«A son insu»
Originaire du village de Saint-Romain-de-Popey, dans le sud-est de la France, Aurore Gros-Coissy, qui vient d'avoir 27 ans, affirme qu'elle ignorait la présence des comprimés dans ses bagages.
Selon elle, ils ont été placés à son insu par son ex-petit-ami mauricien avec qui la jeune femme devait se rendre sur l'île Maurice pour des vacances mais qui a annulé son séjour à la dernière minute.
Les comprimés étaient dissimulés dans un paquet de biscuits, que ce dernier lui avait présenté comme destiné à sa mère, affirme l'accusée.
Possible peine sévère
Me Glover s'est dit optimiste. L'accusation «doit prouver que ma cliente avait connaissance de transporter quelque chose d'illégal», a-t-il déclaré à l'AFP. Il souligne que la déposition du douanier, qui affirme que son attention avait été attirée par le comportement de l'accusée, ne correspond pas à son rapport lors de l'arrestation.
Aurore Gros-Coissy «est consciente que c'est un procès sérieux et qu'elle risque d'encourir une peine d'emprisonnement assez sévère si elle est déclarée coupable».
«Elle est déterminée à démontrer qu'elle n'est pas coupable, mais qu'elle a été utilisée par une personne proche d'elle», a-t-il expliqué, décrivant sa cliente comme «forte mentalement».
L'audience reprendra mercredi.(afp)
