Interview exclusive de Hamada Madi Boléro à Henri Weill en 3 questions Hamada Madi Boléro, Directeur du Cabinet du Président de la Républ...
Interview exclusive de Hamada Madi Boléro à Henri Weill en 3 questions
Hamada Madi Boléro, Directeur du Cabinet du Président de la République chargé de la Défense, se trouve actuellement en France, où il enchaîne les réunions de travail avec les autorités françaises, des membres de la communauté comorienne en France et la presse. Le rythme frénétique et effréné dans lequel il mène sa mission n’est pas fait pour le déranger, lui qui est connu pour sa grande capacité de travail, une capacité qui s’apparente à bien des égards à une «boulimie du travail». Pour le bloghttp://ainsi-va-le-monde.blogspot.fr, il a accepté de répondre aux questions posées par Henri Weill sur la revendication de Mayotte par les Comores, sur la participation de Comoriens à la Première Guerre mondiale et sur le parallèle qui est fait de façon récurrente sur la Crimée au regard de l’Ukraine et Mayotte au regard des Comores. Les réponses qu’il donne à ses questions ne sont pas celles du «vendu» que veulent nous faire croire les jaloux et les grincheux du Front démocratique (FD) et de leur succursale de la haine, vanité et inutilité qu’est le Comité prétendument Maoré, comme s’il était normal de s’approprier abusivement et frauduleusement le nom de cette île qui nous est tous chère, uniquement pour se livrer à une surenchère irresponsable, surréaliste, stérile et improductive. Bien au contraire, «le premier de la classe» prouve une fois de plus qu’il est «le meilleur de nous tous», y compris de ses détracteurs, qui gagneraient à nous expliquer ce qu’ils proposent pour «libérer» Mayotte par la force et «ramener à la raison» les Mahorais, toujours par la seule coercition, en effaçant la France de leur cerveau.
Henri Weill: Combien de Comoriens ont combattu durant la Grande guerre dans l’Armée française?
Hamada Madi Boléro: Avant même de parler du nombre, quelle fut notre émotion en l’apprenant, nous, jeune génération! Et d’ailleurs, je voudrais profiter de cette opportunité pour adresser, à titre «posthume» les excuses et les regrets des autorités comoriennes pour cette reconnaissance si tardive! Et pour revenir à votre question, pour le moment, nous sommes à une centaine de Comoriens qui ont combattu au côté des soldats français pendant la Grande guerre.
Henri Weill: La relation entre nos deux pays est marquée par une revendication que vous manifestez en toutes circonstances: le retour de Mayotte, département français, au sein de l’Union des Comores...
Hamada Madi Boléro: Non, pas du tout! Les Comores et la France, c’est toute une histoire riche et variée. Une très forte communauté comoro-française vit en terre française et contribue d’une manière très visible au développement de notre pays. Dans notre administration, dans nos écoles, les Comoriens s’expriment en français! Voyez-vous, beaucoup de choses nous lient et nous partageons beaucoup de valeurs qui sont d’ailleurs universelles! Maintenant, la France, en 1974 [référendum d’autodétermination des Comores de 1974], a pris une mauvaise décision, une décision non conforme à la vocation de ce grand pays dont l’attachement au respect du droit, des libertés individuelles, collectives, humaines ou des États, est indiscutable, celle de ne pas décoloniser mon pays alors que ce fut le cas en Algérie, au Sénégal, en Côte d’Ivoire, en Haute-Volta, partout en Afrique. Acceptez tout de même que cela est très curieux. Toutefois, après la signature de la Déclaration de Paris entre les Présidents Ikililou Dhoinine et François Hollande, nos deux pays font tout pour que le peuple comorien retrouve sa dignité dans une forme qui prenne en compte les aspirations des Comoriens de toutes nos îles.
Henri Weill: Vous avez fait vos études supérieures en Ukraine. Mayotte est-elle la Crimée des Comores?
Hamada Madi Boléro: Non, la ressemblance n’est pas du tout correcte. Voyez-vous, je pouvais jouer l’hypocrite mais la question de l’île comorienne de Mayotte est si sérieuse qu’en tant qu’autorité comorienne, je ne peux laisser entrevoir une fenêtre aussi petite soit-t-elle par laquelle entrerait un air impur. Mayotte n’est pas la Crimée pour une raison très simple : l’archipel des Comores a toujours été composé de quatre îles dont Mayotte alors que la Crimée fut russe, ensuite ukrainienne et aujourd’hui ukrainienne…
Propos recueillis par Henri Weill
Source: http://ainsi-va-le-monde.blogspot.fr – Samedi 12 juillet 2014.
Interview transmise par Hamada Madi Boléro
© www.lemohelien.com – Lundi 14 juillet 2014.
Hamada Madi Boléro, Directeur du Cabinet du Président de la République chargé de la Défense, se trouve actuellement en France, où il enchaîne les réunions de travail avec les autorités françaises, des membres de la communauté comorienne en France et la presse. Le rythme frénétique et effréné dans lequel il mène sa mission n’est pas fait pour le déranger, lui qui est connu pour sa grande capacité de travail, une capacité qui s’apparente à bien des égards à une «boulimie du travail». Pour le bloghttp://ainsi-va-le-monde.blogspot.fr, il a accepté de répondre aux questions posées par Henri Weill sur la revendication de Mayotte par les Comores, sur la participation de Comoriens à la Première Guerre mondiale et sur le parallèle qui est fait de façon récurrente sur la Crimée au regard de l’Ukraine et Mayotte au regard des Comores. Les réponses qu’il donne à ses questions ne sont pas celles du «vendu» que veulent nous faire croire les jaloux et les grincheux du Front démocratique (FD) et de leur succursale de la haine, vanité et inutilité qu’est le Comité prétendument Maoré, comme s’il était normal de s’approprier abusivement et frauduleusement le nom de cette île qui nous est tous chère, uniquement pour se livrer à une surenchère irresponsable, surréaliste, stérile et improductive. Bien au contraire, «le premier de la classe» prouve une fois de plus qu’il est «le meilleur de nous tous», y compris de ses détracteurs, qui gagneraient à nous expliquer ce qu’ils proposent pour «libérer» Mayotte par la force et «ramener à la raison» les Mahorais, toujours par la seule coercition, en effaçant la France de leur cerveau.
Les Comores, le 14 juillet et Mayotte
Par Henri Weill
Trois soldats comoriens participeront aux cérémonies du 14 juillet. La France a souhaité, en cette année marquant le centenaire de la Première Guerre mondiale, honorer les générations du feu venues des ex-colonies. Hamada Madi Boléro, ancien Premier ministre comorien (2001-2002), chef de l’Etat par intérim (2002), actuel Directeur De cabinet du Président de la République, chargé de la Défense (ministre de la Défense) sera également présent lundi au bas des Champs-Élysées.Henri Weill: Combien de Comoriens ont combattu durant la Grande guerre dans l’Armée française?
Hamada Madi Boléro: Avant même de parler du nombre, quelle fut notre émotion en l’apprenant, nous, jeune génération! Et d’ailleurs, je voudrais profiter de cette opportunité pour adresser, à titre «posthume» les excuses et les regrets des autorités comoriennes pour cette reconnaissance si tardive! Et pour revenir à votre question, pour le moment, nous sommes à une centaine de Comoriens qui ont combattu au côté des soldats français pendant la Grande guerre.
Henri Weill: La relation entre nos deux pays est marquée par une revendication que vous manifestez en toutes circonstances: le retour de Mayotte, département français, au sein de l’Union des Comores...
Hamada Madi Boléro: Non, pas du tout! Les Comores et la France, c’est toute une histoire riche et variée. Une très forte communauté comoro-française vit en terre française et contribue d’une manière très visible au développement de notre pays. Dans notre administration, dans nos écoles, les Comoriens s’expriment en français! Voyez-vous, beaucoup de choses nous lient et nous partageons beaucoup de valeurs qui sont d’ailleurs universelles! Maintenant, la France, en 1974 [référendum d’autodétermination des Comores de 1974], a pris une mauvaise décision, une décision non conforme à la vocation de ce grand pays dont l’attachement au respect du droit, des libertés individuelles, collectives, humaines ou des États, est indiscutable, celle de ne pas décoloniser mon pays alors que ce fut le cas en Algérie, au Sénégal, en Côte d’Ivoire, en Haute-Volta, partout en Afrique. Acceptez tout de même que cela est très curieux. Toutefois, après la signature de la Déclaration de Paris entre les Présidents Ikililou Dhoinine et François Hollande, nos deux pays font tout pour que le peuple comorien retrouve sa dignité dans une forme qui prenne en compte les aspirations des Comoriens de toutes nos îles.
Henri Weill: Vous avez fait vos études supérieures en Ukraine. Mayotte est-elle la Crimée des Comores?
Hamada Madi Boléro: Non, la ressemblance n’est pas du tout correcte. Voyez-vous, je pouvais jouer l’hypocrite mais la question de l’île comorienne de Mayotte est si sérieuse qu’en tant qu’autorité comorienne, je ne peux laisser entrevoir une fenêtre aussi petite soit-t-elle par laquelle entrerait un air impur. Mayotte n’est pas la Crimée pour une raison très simple : l’archipel des Comores a toujours été composé de quatre îles dont Mayotte alors que la Crimée fut russe, ensuite ukrainienne et aujourd’hui ukrainienne…
Propos recueillis par Henri Weill
Source: http://ainsi-va-le-monde.blogspot.fr – Samedi 12 juillet 2014.
Interview transmise par Hamada Madi Boléro
© www.lemohelien.com – Lundi 14 juillet 2014.