En réalité, un pauvre type n'est pas nécessairement un type pauvre. Mais, une mauvaise diplomatie est nécessairement le fait d...
En réalité, un pauvre type n'est pas nécessairement un type pauvre.
Mais, une mauvaise diplomatie est nécessairement le fait d'un mauvais chef d'État.
«Attaché, il l'est, mais de sa culture, je doute», avait méchamment lancé «Rick Hunter» (Fred Dryer) dans la célèbre série télévisée éponyme des années 1980, parlant d'un Attaché culturel bidon et aux méthodes plus que douteuses et de surcroît incompatibles avec le statut de diplomate. La remarque assassine de «Rick Hunter» va comme un gant à l'écrasante majorité des diplomates comoriens en poste à l'étranger depuis le 26 mai 2006, sans que cela ne signifie qu'avant c'était mieux et qu'on nommait des diplomates ayant un meilleur profil intellectuel et professionnel.
Et, ce qui est encore plus triste dans tout ça, c'est que ces nominations ne concernent presque jamais de vrais diplomates de carrière ou des Comoriens ayant une expertise, un talent ou une compétence dans un domaine donné ayant des relations avec la diplomatie, mais toujours des amis et des parents du Président de la République, sans aucune attache avec la Carrière, l'appareil diplomatique. On se contente de recruter comme Ambassadeur tel cousin dont les étudiants à la Faculté ont dénoncé les mauvaises manières, les complexes et l'incompétence, ou tel voisin de quartier () sans se poser des questions.
Aujourd'hui, l'appareil diplomatique comorien est devenu la plus grande poubelle, la plus puante des poubelles de la République, du fait des recrutements qui s'y effectuent pendant qu'on piétine les vrais diplomates de formation et de métier, qui s'occupent des dossiers depuis au moins une vingtaine ou une trentaine d'années dans le cas de certains. Il faudra qu'on nous explique pourquoi Houdhoier Inzoudine, diplomate de formation et de métier depuis 3 décennies, le jour où il a été nommé ministre, a été exilé au Département de la Santé, exactement comme le Docteur Fouad Mohadji aujourd'hui.
Aujourd'hui, l'appareil diplomatique comorien est devenu la plus grande poubelle, la plus puante des poubelles de la République, du fait des recrutements qui s'y effectuent pendant qu'on piétine les vrais diplomates de formation et de métier, qui s'occupent des dossiers depuis au moins une vingtaine ou une trentaine d'années dans le cas de certains. Il faudra qu'on nous explique pourquoi Houdhoier Inzoudine, diplomate de formation et de métier depuis 3 décennies, le jour où il a été nommé ministre, a été exilé au Département de la Santé, exactement comme le Docteur Fouad Mohadji aujourd'hui.
Or, il est l'un des meilleurs connaisseurs du panier à crabes qu'est le dossier empoisonné de Mayotte Voire. Donc, quand on a échoué dans tous les autres ministères, on a un poste de diplomate à l'étranger. Personne ne s'intéresse au profil des diplomates comoriens, car, aux Comores, il a été décrété que «La politique et la diplomatie ne s'apprennent pas à l'École». Le jour où un Comorien l'a dit à son professeur de «Pratique diplomatique», ce dernier, vert de colère, lança: «Et Henry Kissinger, l'un des plus grands diplomates du XXème siècle, n'était-il pas professeur de Science politique et d'Histoire avant de devenir secrétaire d'État aux États-Unis?».
Comme les Comoriens ne s'interrogent jamais sur le profil de leurs diplomates, on s'étonne de constater que pour la première fois, il y a une nomination qui pose problème, non pas avant la commission de l'irréparable à l'étranger (bonjour, Mohamed Kabir Abdoul-Anziz), mais avant. Il s'agit de l'indignation de certains blogs qui rendent compte de la nomination de Badaouia Mohamed Fakih à la fonction d'Ambassadeur des Comores en Tanzanie. C'est tout simplement criminel. C'est une nomination qui relève du crime.
En effet, Badaouia Mohamed Fakih n'est pas un inconnu, tant s'en faut. Membre éminent de la Bande de Conakry, à laquelle appartient le Président de la République, il s'est tristement illustré notamment par sa participation à la funeste liquidation de la PNAC. Mais, c'est un intime du chef de l'État et cela le rend inviolable, sacrosaint, intouchable et au-dessus des lois de la République. Il peut liquider toutes les institutions publiques des Comores et personne n'osera parler de lui.
Comme les Comoriens ne s'interrogent jamais sur le profil de leurs diplomates, on s'étonne de constater que pour la première fois, il y a une nomination qui pose problème, non pas avant la commission de l'irréparable à l'étranger (bonjour, Mohamed Kabir Abdoul-Anziz), mais avant. Il s'agit de l'indignation de certains blogs qui rendent compte de la nomination de Badaouia Mohamed Fakih à la fonction d'Ambassadeur des Comores en Tanzanie. C'est tout simplement criminel. C'est une nomination qui relève du crime.
En effet, Badaouia Mohamed Fakih n'est pas un inconnu, tant s'en faut. Membre éminent de la Bande de Conakry, à laquelle appartient le Président de la République, il s'est tristement illustré notamment par sa participation à la funeste liquidation de la PNAC. Mais, c'est un intime du chef de l'État et cela le rend inviolable, sacrosaint, intouchable et au-dessus des lois de la République. Il peut liquider toutes les institutions publiques des Comores et personne n'osera parler de lui.
Dès lors, quand l'irresponsabilité atteint un tel sommet dans le crime, il y a lieu de faire une pause institutionnelle et politique et se parler entre membres de la même Communauté nationale, car les Comores ont atteint le point de non-retour. Il ne s'agit même pas d'être pour ou contre le chef de l'État et sa politique, mais de se soucier du patrimoine commun aux Comoriens: les Comores. Car, on l'oublie, les Comores appartiennent à tous les Comoriens et non à un clan, une tribu, une famille, une caste ou un village.
Cette vérité n'arrive pas à traverser le cerveau de certains, qui confondent le patrimoine des Comoriens avec celui d'une famille. Quand le sujet est évoqué, l'Ambassadeur-Dieu Ali Saïd Mdahoma, cousin maternel du chef de l'État, comme il le rappelle régulièrement à ses collaborateurs, et par ailleurs Ambassadeur parachuté auprès de la Belgique, des Pays-Bas et de l'Union européenne, qui n'a jamais entendu parler de la Convention de Vienne du 18 avril 1961 sur les Relations diplomatiques, ni de la Convention de Vienne du 24 avril 1963 sur les Relations consulaires, ni de la Convention de Vienne du 23 mai 1969 sur le Droit des Traités, et qui n'a jamais entretenu de relations intellectuelles ou professionnelles avec la diplomatie, se singularise par une incapacité pathologique et congénitale à argumenter et à faire valoir son point de vue.
Cette vérité n'arrive pas à traverser le cerveau de certains, qui confondent le patrimoine des Comoriens avec celui d'une famille. Quand le sujet est évoqué, l'Ambassadeur-Dieu Ali Saïd Mdahoma, cousin maternel du chef de l'État, comme il le rappelle régulièrement à ses collaborateurs, et par ailleurs Ambassadeur parachuté auprès de la Belgique, des Pays-Bas et de l'Union européenne, qui n'a jamais entendu parler de la Convention de Vienne du 18 avril 1961 sur les Relations diplomatiques, ni de la Convention de Vienne du 24 avril 1963 sur les Relations consulaires, ni de la Convention de Vienne du 23 mai 1969 sur le Droit des Traités, et qui n'a jamais entretenu de relations intellectuelles ou professionnelles avec la diplomatie, se singularise par une incapacité pathologique et congénitale à argumenter et à faire valoir son point de vue.
Très drôle pour un «diplomate», dont la persuasion est justement l'instrument de travail. À son âge, il vit encore dans le rêve infantile que ses messages calomnieux et injurieux que je lui retourne systématiquement sans lire vont impressionner et intimider. Impressionner et intimider qui ? Je lui répète ce qu'un ami lui a déjà dit dans un message: bientôt le régime politique pour lequel il se sent pousser des ailes ne sera qu'un lointain souvenir et d'autres qui étaient grisés par un pouvoir éphémère sont tombés dans l'oubli avant lui après avoir cru briller. Cet ancien ami et camarade de classe aurait pu s'honorer s'il pouvait dire: «Je suis d'accord avec ceci pour cette raison, et je suis en désaccord avec cela parce que». Dans le monde d'aujourd'hui, personne n'a peur de calomnie et d'injures.
Par ailleurs, si la nouvelle de la possible nomination de Mohamed Bakri Charif Abdoulfattah pour diriger l'Ambassade des Comores au Qatar se confirme, ça sera une grande malédiction car il y a juste un mois il était le chef du ministre actuel des Relations extérieures et il va se retrouver sous les ordres de son ancien accompagnateur quand il était de passage à Paris.
Par ailleurs, si la nouvelle de la possible nomination de Mohamed Bakri Charif Abdoulfattah pour diriger l'Ambassade des Comores au Qatar se confirme, ça sera une grande malédiction car il y a juste un mois il était le chef du ministre actuel des Relations extérieures et il va se retrouver sous les ordres de son ancien accompagnateur quand il était de passage à Paris.
Cela se saura dans les chancelleries étrangères, et celles-ci accentueront leur mépris envers les Comores, pour irresponsabilité et incohérence institutionnelle. C'est du vulgaire et du subalterne. Une bonne fois pour toutes, il faudra que les autorités comoriennes comprennent qu'un État ne fait pas de la diplomatie dans sa propre basse-cour, mais dans l'arène du monde, en présence des autres acteurs des relations internationales. La moindre erreur d'un diplomate est portée au passif déjà chargé des Comores, et ce n'est pas bien pour ce pays, qui mérite mieux.
Et il est significatif, d'un point de vue sociologique, que quelques jeunes de Mohéli qui s'emparent épisodiquement du sujet ne veulent pas comprendre la sensibilité de la diplomatie et la nécessité d'y nommer les méritants, abstraction faite de leurs îles d'origine. L'un d'eux, le plus poli, me dit: «Tu réclames la perfection quand il s'agit de la nomination de Mohéliens, alors que Grands-Comoriens et Anjouanais nommaient les leurs, et ceux-ci n'ont pas fait mieux que les Mohéliens».
Et il est significatif, d'un point de vue sociologique, que quelques jeunes de Mohéli qui s'emparent épisodiquement du sujet ne veulent pas comprendre la sensibilité de la diplomatie et la nécessité d'y nommer les méritants, abstraction faite de leurs îles d'origine. L'un d'eux, le plus poli, me dit: «Tu réclames la perfection quand il s'agit de la nomination de Mohéliens, alors que Grands-Comoriens et Anjouanais nommaient les leurs, et ceux-ci n'ont pas fait mieux que les Mohéliens».
Pour ma part, j'ai une réponse invariable: «On ne se défend jamais intelligemment en se servant d'un exemple négatif. Qu'on nomme tous les Mohéliens de l'Univers à des postes de responsabilité, à condition que cela se fasse sur la base de la compétence et de l'honnêteté de chacun et non de l'appartenance insulaire ou familiale des uns et des autres». Je suis très fier d'être insulté pour cette conviction, que je soutiendrais toujours. Par quelle révolution faudra-t-il passer pour comprendre que nous sommes tous Comoriens et que personne sur son île ne peut jeter les bases d'un État viable formé d'une seule île?
Par ARM
© www.lemohelien.com Dimanche 18 août 2013.
Par ARM
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