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© www.habarizacomores.com (Habari Za Comores)-
Pendant un siècle et demi, la France régnait en maître aux Comores. Même après l’indépendance, la France n’a pas cessé d’exercer sa tyrannie aux Comores par l’intermédiaire de son chien de guerre (Les dessous de la Françafrique) Said Moustoifa M’Hadjou dit Bob Denard. Et pourtant, durant cette période de colonisation les Comoriens étaient difficiles à influencer. En effet, 150 ans de colonisation la France ne pouvait pas assimiler la population comorienne. Cette dernière était soudée par la culture, la religion etc. Reconnu pour son 100% musulmans, les comoriens n’ont pas cédé à leur religion au profit de celle du colon, comme c’était le cas dans d’autres pays du monde. La population comorienne, femme et hommes s’interdisaient le mariage avec l’homme blanc. Et tout cela a contribué à maintenir les valeurs de la nation comorienne. 

Toutefois, il a fallu que les colons se retirent des iles Comores pour que les habitants de Juzru’l Qamar commencent à délaisser leur culture, religion en un mot, les valeurs de la nation. Certes, le colon est parti, mais il a laissé derrière lui son odeur contagieuse. Si non on peut se demander pourquoi nos ancêtres n’étaient pas si influençables que notre génération? 

Cependant, il y a de cela quelques mois, le 8 mars dernier pour être juste, à l’occasion de la célébration de la soit disant journée internationale de la femme,l’ambassadeur français Mr.Robby Judes prétendait donner de leçon à la population comorienne en matière de droit et émancipation de la femme. Avons-nous vraiment quelque chose à apprendre de la France pour ce qui concerne le traitement de nos mères, sœurs et filles ? Moi personnellement je ne crois pas ! 

Et si on faisait un petit flashback pour voir comment l’occident traitait la femme par rapport aux Iles de la Lune. 

En effet, Certains attribuent le mérite aux femmes britanniques le courage d’avoir braver le drapeau de droit de la femme dans le monde. Bien que, les femmes britanniques n’auront pas le mérite d’avoir bénéficié le droit de voter avant d’autres nations du monde comme la Nouvelle-Zélande (1893), Australie (1902), Finlande (1906) etc. Assurément, les femmes britannique devaient attendre jusqu’aux années 1870s pour que des femmes courageuses à l’instar de Millicent Garret Fawcall descendent dans les rues pour réclamer leur droit de « posséder leurs corps », j’ai dit bien, ‘posséder leurs propres corps’. Sur ce, il fallait attendre jusqu’en 1884 pour que les autorités britanniques votent une loi qui accorde aux femmes ce droit. A l’occasion de cette loi, d’autres femmes en profiteront pour créer le mouvement Women’s Social and Political Union fondé par Emmeline Parkhurt et ses fille Christabel, Sylvia et Adela en 1903 (plume-dhistoire). Le mouvement avait comme objectif de revendiquer le droit de vote pour les femmes au Royaume-Uni. En 1918, elles obtinrent gain de cause. Désormais, les femmes pouvaient voter à l’âge de 30 ans contrairement aux hommes qui, eux votaient à l’âge de 21 ans. 
« Les femmes étaient traitées comme intellectuellement inférieures, voire ne pouvant pas penser par elle-même, ne pouvant donc prétendre aux mêmes droits que les hommes. Les affaires politiques étaient hors de leur portée et il n’était donc pas question que les femmes puissent voter » (Normand Rousseau, L’histoire criminelle des Anglo-Saxons, 2008, P.24)
Par conséquent, les britanniques ont dû patienter jusqu’en 1928 pour que les femmes puissent voter au même âge que les hommes à 21 ans. Pendant ce temps là, la question de droit de vote pour les femmes françaises ne se posait même pas entre les autorités. Même si la bande d’Hubertine Auclert se battait depuis 1876 pour la cause féminine. C’est pourquoi d’ailleurs les États-Unis ont dû devancer la nation de droit de l’homme à accorder leur femmes le droit de voter en 1919. Mais il est important de préciser que ce pays de Oncle Sam qui se veut le gendarme mondiale en terme de démocratie, liberté etc. n’a ouvert les yeux qu’aux années 1950s quand cette nation a décidé de voter une loi des Droit civiques en faveur des hommes de couleurs. Quant à la nation de droit de l’homme, les femmes ont dû patienter et attendre ce précieux droit jusqu’aux années 1940s.

Alors, tout en considérant cette histoire désolante et alarmante que connues les femmes occidentales, qui des femmes occidentales et celles des Iles de la Lune ont été marginalisées. Si bien sure on considère le faite qu’en 1884, pendant que les femmes occidentales se battaient pour le droit de « posséder leurs propre corps » aux Comores précisément à Moheli, on avait une sultane ou Djoubé - si vous voulez - au nom de Fatima Soudi Bint Abderremane dite DjoubéFatima. Certainement, cette femme a gouverné l’Ile de Mohéli de 1842 à 1865 si on en croit l’histoire. Pendant que la France a attendu jusqu’en 1944 pour considérer ses femmes comme des êtres humains, les Comores a eu une deuxième Sultan ou Djoubé au nom de Salima Machamba Bint Hamadi Makadara - la fille de Djoubé Fatima - de 1888 à 1909. 

Cependant, Mr. Robby Judes affirme que la femme comorienne est assujettie et qu’elle n’est pas affranchie :
« En ce début de XXIème siècle, où technologie rime avec modernité, d’immenses partie de la planète continuent à considérer la femme comme inférieure à l’homme. Il se trouve des traditions, des croyances mais aussi des égoïsmes qui cherchent à la maintenir dans un état de sous-représentassions dans la société et pour tout dire dans le sous-développement. C’est vrai aux Comores comme dans d’autres contrées d’Afrique et du monde. » (Habarizacomores)
Croyez-vous vraiment que la femme comorienne est considérée comme inférieure à l’homme ? Croyez-vous aussi que la tradition, la croyance etc. maintiennent la femme comorienne sous-représentassions et sous-développement ? Enfin, croyez-vous que les hommes sont égoïstes envers les femmes ? En tout cas c’est ce que pense la France par la bouche de Mr. RobbyJudes quand il affirme que : 
«C’est vrai aux Comores comme dans d’autres contrées d’Afrique et du monde.» 
Moi personnellement je ne crois pas un mot. Contrairement à ce qu’ils pensent, nous Comoriens avons beaucoup à apprendre à l’occident sur la question de l’émancipation de la femme. Certainement, l’histoire nous a révélée que la femme occidentale ne pouvait prétendre à rien que de rester au foyer. Elles se battaient même pour posséder leurs propres corps. Alors que pendant ce temps, la femme comorienne était scolarisée, oui scolarisée, sauf qu’en invoquant ce terme de scolarisation beaucoup parmi vous penseront à l’école de blanc en croyant qu’il n’y a que l’école de blanc pour être lettré. Dès son bas âge, la femme comorienne est envoyée à l’école coranique pour apprendre. Ils sont beaucoup parmi vous qui peuvent témoigner le fait que vous avez eu des femmes Maîtres coraniques. Contrairement en occident où les femmes se battaient pour la scolarisation. En outre, la France pense que le sous-développement comorien est dû au fait que les femmes sont illettrées :
« A qui pourrait-on faire croire qu’une mère brimée, illettrée pourrait élever de future citoyens, responsables et tolérants. » 
Tout abord, laissez moi vous dire qu’il n’existe pas une seule femme comorienne, née aux Comores qui soit illettrée ! C’est vrai que les hommes qui ont fréquenté l’école de blanc considèrent toute personne qui n’est pas allée à l’école de blanc comme ‘personne illettrée’. Sauf que les académiciens doivent redonner une autre définition du mot ‘illettré’ car toute personne née aux Comores sait soit lire soit écrire voire même parler l’arabe. C’est pourquoi d’ailleurs, je suis parfois étonner de voir les statistiques aux Comores parler d’un chiffre très élevé de nombre d’illettrés aux Comores. Mais ce n’est pas si étonnant sachant que de telles données sont financées par les Occidentaux qui ne comptent pas les lettrés en Arabe. 

Cependant, il est nécessaire de préciser qu’aux Comores depuis long temps, c’est une obligation pour les parents d’envoyer leur enfant - qu’il soit garçon ou fille – à l’école coranique. Et dans ces écoles coraniques, ils apprenaient tout de la vie quotidienne. Ainsi, ce n’est pas étonnant que le Comorien est connu pour sa politesse, sa tolérance, en un mot son comportement admirable. Alors, quand son excellence Mr. L’ambassadeur affirme que « ensemble, nous devons nous mobiliser pour faire évoluer les mentalités. » je lui répondrai en lui disant que la mentalité comorienne est évoluée depuis des années avant même que l’occident pense à considérer la femme comme être humain. Et les arguments appuyant cette thèse sont donnés en haut de cet article.

De ce fait, il y a de cela quelques mois un article a été publié par un certain Thomson Reuters qui montre que « les Comores est le seule pays du monde arabe où il fait beau d’être une femme ». En effet, l’auteur de cet article avait raison. Toutefois, l’affirmation de cette thèse ne se limite pas qu’au monde arabe. Je pense que la femme comorienne est la femme la plus aimée et la plus respectée du monde entier. Nous savons très bien ce que subissent - tous les jours - les femmes de toutes les nations. Contrairement aux autres pays, c’est seulement aux Comores qu’on trouve des familles mobilisées pour le bien être de la femme. 

Dans chaque famille – pour être exacte, le grand père, grande mère, papa, maman, oncles, frères, ils sont tous à la recherche du bonheur de la femme. La femme de la maison ne travaillait pas. Et cela n’est pas parce qu’elle était assujettie ou marginalisée mais plutôt parce qu’on ne voulait pas qu’elle soit blessée ou qu’elle tache son corps. En effet, la femme devait conserver sa beauté pour son bien être et celui de son mari. En outre, toutes les économies de la famille, papa, maman, oncles, frères etc. sont réservées pour faire plaisir à la femme comorienne. De même pour le mari, il passe toute sa vie à préparer le grand mariage. Tout à fait, tout homme comorien passe sa vie à se préparer pour ce fameux grand mariage dont des millions vont disparaître rien qu’en une semaine de célébration au profit de sa femme. 

Donc, j’ai du mal à comprendre que des ONG, des sociétés civiles s’acharnent à nous parler de droit de la femme comorienne. Ce que ces gens là ne comprennent pas est que c’est l’homme qui est marginalisé aux Comores. En effet, aux Comores les hommes n’héritent rien de leurs parents. C’est la femme qui hérite les champs, les terres, la maison même le couteau de papa est hérité par la femme. Rien que les vêtements de papa que l’homme de la maison peut prendre et vous comprenez surement pourquoi. 

Mais on comprend bien que l’école de blanc a fait de nous des robots qui imitent sans réfléchir. En effet, c’est parce que les blancs parlent de droit de la femme que la comorienne veut imiter pour plaire à ses maîtres impérialistes. Le père Benfanous rappelle : « je t’ai mis à l’école pour que tu saches lire. Je n’ai jamais voulu que tu deviennes un Blanc » (Sous l’Orage, Seydou Badian, 1963,p.26)

Anthoumani Moussa/ Etudiant en Doctorat de ‘African and Postcolonial Studies’/ UCAD, Sénégal

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