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Ce n’est désormais plus un secret de polichinelle. Les spéculations tombent, s’abattent sur Moroni et enflamment la toile : Msa Ali Djamal, le sociologue, le communicant et fidèle compagnon de lutte du président fraîchement élu, pourrait devenir le prochain directeur de l'ORTC (l’Office des Radios et Télévisions des Comores). 

Auteur et à la fois éditeur, cet intellectuel issu de la diaspora est aussi un redoutable communicant. En 2009, à Paris, il est chargé de la communication du Comité de soutien pour le retour d’Azali Assoumani en 2016. Il entama alors un énorme travail de communication en créant le premier site web destiné à une personnalité politique et à son parti. Deux sites dont il avait la charge. 

Aussi, il prend l’initiative de défendre son parti, et surtout son président, partout dans le monde. Au Maroc, où il est invité à une conférence organisée par les étudiants comoriens, il engage, à ses côtés, des jeunes étudiants en informatique qui vont le suppléer dans sa campagne de communication en faveur du Président Azali Assoumani. En Egypte, où il séjourne, à l’invitation de l’association des étudiants comoriens, il crée un club des amis d’Azali qui sera très actif sur les réseaux sociaux. Au Sénégal et à Madagascar, à son initiative, des clubs des amis d’Azali voient le jour et a vigoureusement défendu la politique du président Azali. Il met en place un dispositif impressionnant et assure une présence quasi omniprésente de son candidat dans tous les réseaux sociaux, une omniprésence qui va contribuer au retour médiatique du Président Azali Assoumani. 

Sociologue avisé et attentif, il a compris l’importance du débat politique dans les réseaux sociaux. Incompris, et surtout décrié, il a défendu bec et ongles, le bilan de la première présidence d’Azali Assoumani. A cette époque, ses détracteurs le traitaient d’instrumentalisé, le qualifiaient de tous les noms d’oiseaux, certains le prenaient pour un vendu, d’autres d’un rêveur…etc. Il était de ceux, un cercle d’intimes, à croire au retour gagnant d’Azali Assoumani en 2016 à un moment où l’on donnait peu de chance à Azali, d’abord d’être candidat, ensuite de l’emporter. Msa Ali Djamal, l’homme fort de la communication d’Azali, croyait dur comme fer, que l’actuel président pourrait redevenir président de l’Union et regagner le siège de Beit Salam. 

Il était le seul à le croire. Dans un long entretien accordé à comorimpact il évoquait déjà les bases électorales et les ressources dont l’ancien président disposait, et les chances qu’il avait pour renouveler son séjour à Beit Salam. Déterminé et passionné, il était convaincu de la victoire de son candidat, et de son retour à Beit Salam en 2016. 

Il s’était donné comme mission de rendre lisible l’image d’Azali pour qu'elle soit cohérente avec sa personnalité. Il s’appuiera alors sur plusieurs qualificatifs pour peindre son candidat. Azali le Républicain, le Démocrate, l’homme d’État, l'homme qui incarne l’autorité et la discipline, le candidat le plus sérieux et le plus authentique. Il mettra en avant également la foi du président qui reste un fervent pratiquant, respectueux de ses valeurs héritées de l’islam. Tous les moyens étaient mobilisés sauf l’injure publique et la vulgarité qu’il déteste autant.

Attaché à la notion de culture populaire, ce diplômé de sociologie politique dont le nom circule comme le prochain patron de l’ORTC est un homme de médias. A Chezani d’abord, sa ville natale, alors très jeune, presque adolescent, il a créé une radio avec des flashes infos, de reportages d’un quartier à l’autre, et de documentaires. L’initiative était novatrice, précoce et saluée. Il organisait des débats à la place publique où il invitait de professeurs et des hommes religieux pour parler de tradition, des modernités, et de la délinquance. Dans les années 90, son lieu qui l’a fait grandir était très animé, un bouillonnement à la fois intellectuel culturel nourrissait déjà sa jeunesse.
Mais c’est à Marseille où il montrera encore sa vision et ses ambitions relatives aux médias. Dans la ville phocéenne, il devient cofondateur de Kweli Magazine, un journal de la diaspora qui fut un grand succès. Ses chroniques, ses notes éditoriales ont rencontré une adhésion du public. Ses carnets de notes ne laissaient personne indifférente. Car son style et la teneur de ses idées enclenchaient des interactions. Et il aime ça. Il aime susciter le débat public et inviter à la discussion. A Paris, il collaborera avec la Radio Dounia Web où il animera des émissions littéraires et culturelles « Les livres et les hommes » avant de se consacrer aux chroniques de la semaine pour déchiffrer, décrypter et mettre à nu les candidats de 2007. 

Toute sa vie intellectuelle est orientée vers la télévision. En 2009, il reçoit, dans son studio de Saint Ouen, l’ancien président Azali alors simple citoyen pour y venir défendre son livre « Quand j’étais président ? » Msa Ali Djamal lui avait accordé un long entretien. Mais c’est dans le 17 ème arrondissent à Paris où il révolutionnera, dans le cadre des émissions télévisuelles, la vie intellectuelle de la diaspora. De hauts cadres, d’anciens ministres, des journalistes, des écrivains sont passés sur le plateau d’OCTV. 

L’homme de medias rénovera également le champ intellectuel avec les cafés littéraires, les forums des idées. Pendant la campagne, il assurera de pré-production à la postproduction, du titrage à l’habillage les ressources visuelles. L’homme connait bien les programmes, la production, le marché de formats de la haute définition. Sa connaissance des contenus audiovisuels et de traitement d’images et de son est rassurant. Son gout à l’innovation, son obsession pour la qualité d’images fera de lui un bon révolutionnaire de la chaîne. Car l’ORTC est une chaîne de flux et devra en être une de spectacle. Donc confier les règnes de cet établissement à ce jeune intellectuel de la diaspora sera une grande estime que l’on confiera pour la première fois à cette partie du pays fortement installée en France. 

Fidèle de première heure au président Azali, Msa Ali Djamal nommé à ce poste de medias, cette nomination serait un symbole fort de méritocratie.

Souef El Marwane
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