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PENDANT QU’A MAYOTTE, DES FAMILLES COMORIENNES SONT SOUS LA PLUIE, LES ENFANTS DORMENT A MÊME LE SOL, A CIEL OUVERT, VIVANT SOUS LA MENACE D'AGRESSIONS, MORONI SE CONTENTE DE DÉCLARATIONS VASEUSES ET SE PERD DANS DES COMMUNIQUES SANS RELIEF.

Plus de 500 personnes, originaires des trois autres îles des Comores, se retrouvent dans les rues de Mayotte, chassés de leur terre, ballotés d’une commune à l’autre, leurs maisons saccagées et brûlées. Ces expulsions sont devenues une pratique tolérée, sinon encouragée par l’impunité qui les entoure.

Depuis le début de l’année 2016, les actions de violence contre les Comoriens de l’archipel ne cessent de se multiplier et de prendre des proportions inquiétantes. Elles sont aujourd’hui revendiquées et conduites par des associations constituées, des collectifs villageois connus et menées massivement en toute impunité.

Pendant que des familles sont sous la pluie, les enfants dorment à même le sol, à ciel ouvert, vivant sous la menace d’agressions, Moroni se contente de déclarations vaseuses et se perd dans des communiqués sans relief. Aucune condamnation, même timide, n’a été jusqu’ici enregistrée de la part des autorités comoriennes. Les demandes d’enquête sont formulées avec les précautions diplomatiques d’usage auprès de ceux qui sont directement responsables de ces exactions.

«Si la menace et les expulsions de familles comoriennes par des villageois mahorais n’est malheureusement pas un fait nouveau, c’est le caractère visible, revendiqué et assumé par une partie de la population, n’entraînant quasiment aucune réaction des autorités publiques, qui singularise ce type d’événements » lit-on dans un communiqué de la Cimade.

Il y a trois mois à Tsimkoura, des expulsions ont été opérées. Un mois après celles de Poroani, les habitants laissés à l’abandon sont toujours dans une situation des plus précaires. Sans emplois déclarés, ils vivent dans des conditions plus dures, parce que vivant dans leur grande majorité sans logements décents.

A Poroani, les autorités publiques ont été informées de l’expulsion imminente de Comoriens. Aucune consigne de protection n’a été donnée, les autorités ont ordonné seulement de tripler le nombre de gendarmes présents sur place.

Aucune initiative n’est prise pour protéger les victimes ou stopper ces expulsions illégales. La préfecture de Mayotte ne s’est engagée à rien. Elle laisse, par son silence et son inaction, perdurer une situation d’impunité totale, se plaçant en rupture totale avec ses missions de préservation de l’ordre public. Et pourtant, des plaintes contre X ont été déposées par des habitants, sans qu’il y ait un retour de la justice.

Mais les dérapages se multiplient, encouragés par des déclarations publiques sur place, incitant à la haine : un premier adjoint du chef-lieu de l’île de Mayotte considère ces actes barbares comme des actes de « guerre de libération » ; un directeur de publication d’un hebdomadaire local, qui nous rappelle la radio Mille collines au Rwanda, demande à l’armée de nettoyer les bidonvilles des clandestins… La Cimade ne cesse de lancer des cris d’alarme, sans grand résultat.

Et pourtant, la plupart ce sont des enfants nés à Mayotte, certains sont de nationalité française et fréquentent l’école. Les expulsés sont détenteurs de papiers réguliers, de cartes de séjour temporaires d’un an ou de cartes de résident de dix ans. Mayotte se transforme chaque jour en zone de non droit, sous le silence de la France.

Le 10 janvier, une vague d’expulsions, le 17 janvier, une deuxième vague d’expulsions, suivi de représailles le 21 février. Le dimanche 20 mars, commencent les expulsions à Poroani et le dimanche 27 mars, une autre vague d’expulsions a lieu. Depuis, la violence s’est installée dans l’île. Aucun Comorien n’est en sécurité à Mayotte. Cette situation de danger permanent de nos concitoyens doit inciter les autorités comoriennes à agir. A agir vite.

Ahmed Ali Amir, Directeur du journal Al-watwan
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